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| Le pr-dreadnought Schlesien, lors de sa visite "de courtoisie" à Curacao, en 1937 |
… mais même si les Alliés l’autorisaient à (re)construire tous les navires qu’elle veut, la Reichsmarine en serait financièrement bien incapable !
Définitivement privée de toutes ses colonies, amputée d’une bonne partie de son propre "Heimat", ruinée par la guerre, condamnée à payer d’énormes indemnités à ses vainqueurs, et de surcroît écrasée sous le poids de millions d’anciens combattants devenus chômeurs, la toute jeune République de Weimar n’a évidemment pas le moindre mark à consacrer à une nouvelle flotte de combat… et à peine de quoi entretenir le peu de navires surannés qu’il lui reste.
En conséquence, et faute d’alternative, la Reichsmarine est donc condamnée à utiliser, et à user jusqu’à la corde, les huit vieux pré-dreadnoughts dont elle a hérité, en les modernisant autant que faire se peut, en les modifiant parfois profondément, en les employant tantôt comme brise-glaces en Baltique durant les mois d’hiver, tantôt comme navire-école pour les jeunes recrues - puisqu’il faut bien, malgré tout, assurer la relève - ou encore pour des croisières dites "de courtoisie" en différents endroits du globe, afin de démontrer que non, la Marine allemande n’est pas morte et continue au contraire d’exister en attendant des jours meilleurs.
Dans la même veine, de petites cellules de veille, composées d’officiers mais aussi d’ingénieurs et d’architectes navals sont mises sur pieds afin de maintenir un niveau minimal d’expertise,… et aussi de se renseigner discrètement sur les activités, les réalisations et les projets des marines étrangères, histoire bien sûr d’être prêt à "relancer la machine" le jour où l’humeur des Alliés et l’état des finances publiques le permettront !
La possession, l’utilisation et la construction de sous-marins sont - nous l’avons dit - formellement interdites par le Traité de Versailles, mais compte tenu de l’importance capitale de cette discipline dans la guerre navale, la Reichsmarine va bien vite décider de passer outre en de recourant à la ruse, ou plus exactement à une société-écran néerlandaise, l’Ingenieurskantoor voor Scheepsbouw (IVS), ou bureau d’études pour la construction navale…
Définitivement privée de toutes ses colonies, amputée d’une bonne partie de son propre "Heimat", ruinée par la guerre, condamnée à payer d’énormes indemnités à ses vainqueurs, et de surcroît écrasée sous le poids de millions d’anciens combattants devenus chômeurs, la toute jeune République de Weimar n’a évidemment pas le moindre mark à consacrer à une nouvelle flotte de combat… et à peine de quoi entretenir le peu de navires surannés qu’il lui reste.
En conséquence, et faute d’alternative, la Reichsmarine est donc condamnée à utiliser, et à user jusqu’à la corde, les huit vieux pré-dreadnoughts dont elle a hérité, en les modernisant autant que faire se peut, en les modifiant parfois profondément, en les employant tantôt comme brise-glaces en Baltique durant les mois d’hiver, tantôt comme navire-école pour les jeunes recrues - puisqu’il faut bien, malgré tout, assurer la relève - ou encore pour des croisières dites "de courtoisie" en différents endroits du globe, afin de démontrer que non, la Marine allemande n’est pas morte et continue au contraire d’exister en attendant des jours meilleurs.
Dans la même veine, de petites cellules de veille, composées d’officiers mais aussi d’ingénieurs et d’architectes navals sont mises sur pieds afin de maintenir un niveau minimal d’expertise,… et aussi de se renseigner discrètement sur les activités, les réalisations et les projets des marines étrangères, histoire bien sûr d’être prêt à "relancer la machine" le jour où l’humeur des Alliés et l’état des finances publiques le permettront !
La possession, l’utilisation et la construction de sous-marins sont - nous l’avons dit - formellement interdites par le Traité de Versailles, mais compte tenu de l’importance capitale de cette discipline dans la guerre navale, la Reichsmarine va bien vite décider de passer outre en de recourant à la ruse, ou plus exactement à une société-écran néerlandaise, l’Ingenieurskantoor voor Scheepsbouw (IVS), ou bureau d’études pour la construction navale…

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