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| Le croiseur de bataille Princess Royal, en 1916, après la Bataille du Jutland |
Mais chez les Britanniques, on observe également que les dreadnought et super-dreadgnought tirent eux-mêmes généralement mieux que les croiseurs de bataille,… qui disposent pourtant des mêmes canons et des mêmes télémètres.
Pour certains, cela s’explique par la véritable passion de Jellicoe pour l’entraînement des équipages, qui contrasterait avec une certaine nonchalance de Beatty dans ce domaine, mais on peut tout aussi bien faire observer que les croiseurs de bataille, eux, ont régulièrement été sur la brèche, alors que, depuis le début de la guerre, les cuirassés n’ont strictement rien eu d'autre à faire que s’entraîner.
Quelle qu’en soit la raison, le constat est indéniable et, le 22 mai 1916, a d’ailleurs, rappelons-nous, poussé l’Amirauté à expédier de Rosyth à Scapa Flow la 3ème Escadre de croiseurs de bataille de Beatty, soit les Invincible, Inflexible et Indomitable, afin que ces derniers puissent s’exercer tranquillement au tir en compagnie des cuirassés de Jellicoe.
Mais s’ils ont été remplacés à Rosyth par les super-dreadnought Barham, Malaya, Valiant et Warspite de la 5ème Escadre de combat, rien n’a encore pu être fait au profit des Lion, Princess Royal, Queen Mary, Tiger, New Zealand et Indefatigable, qui, dans quelques heures vont donc devoir affronter la flotte allemande avec un sérieux handicap dans ce domaine.
Mais n’anticipons pas…

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