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| Reinhard Scheer, ou comment redonner l'espoir, et un but, à la Hochseeflotte... |
Et s’il arrive malgré tout de temps à autres à un grand navire de ligne de la Hochseeflotte de s’aventurer en Mer du Nord, c’est seulement à l’extrême sud de celle-ci, et jamais très loin des côtes allemandes,… histoire bien sûr de toujours être en mesure d’y retraiter rapidement en cas d’apparition surprise d’un ou plusieurs navires de ligne britanniques !
Mais si l’outil est ainsi préservé, on ne peut cependant en dire autant, et ce sera encore le cas dans vingt-cinq ans (!), de l’efficacité et encore moins du moral des équipages qui, à l’heure où leurs frères, parents, amis ou simples compatriotes sont occupés à combattre et à mourir par centaines de milliers dans les tranchées, se sentent totalement inutiles et se demandent de plus en plus ce qu’ils font dans cette guerre,... à part briquer jour après jour et mois après mois le pont de leurs puissants mais ô combien inutiles cuirassés et croiseurs de bataille !
Pour eux, et pour la Hochseeflotte, l’Histoire aurait cependant pu continuer ainsi encore longtemps si, le 8 janvier 1916, Hugo von Pohl, atteint d’un cancer aux poumons - dont il décèdera le 23 février suivant - n’avait finalement dû quitter son poste et y être remplacé, le 23 janvier, par celui qui était jusque-là le commandant de la III. Geschwader, c-à-d des plus gros et plus puissants cuirassés de la Hochseeflotte…
… Reinhard Scheer.
Et contrairement à l'ultra-conservateur Pohl, Scheer est un homme qui voit encore un avenir, et même un bel avenir, à ces derniers, et qui déborde même d'idées sur la manière de les employer...

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