lundi 23 février 2026

9190 - de deux forts à deux autres

Le Queen Elizabeth, bombardant les forts des Dardanellles

… 25 février 1915

Six jours plus tard, Français et Britanniques reprennent donc le pilonnage des forts de Sedd el Bahr et Koum Kaleh et, à leur grande satisfaction, voient cette fois le feu ottoman se réduire rapidement, ce qui permet bientôt aux premiers bâtiments de s’aventurer dans le détroit, et aux Royal Marines de débarquer pour sécuriser ces forts où, à leur grande satisfaction, ils ne rencontrent qu’une très faible résistance.

Succès donc,… mais néanmoins tout relatif puisque les Ottomans, jugeant leurs positions indéfendables, ont eux-mêmes décidé de les évacuer pour mieux reporter leurs efforts plus loin à l’intérieur du goulet (!), et plus précisément à l’endroit le plus étroit de celui-ci, entre les forts de Kilid-Bahr et Tchanak-Kaleh, qui se voient à leur tour pilonnés deux jours plus tard.

Mais les difficultés - au demeurant prévisibles - d’atteindre ces emplacements en tirs tendus et, surtout, la présence de pas moins d’une dizaine (!) de champs de mines plusieurs kilomètres en aval de ceux-ci perturbent terriblement les opérations.

Sur le papier, l’amiral Carden dispose pourtant de plus d’une vingtaine de dragueurs de mines, mais la quasi-totalité d'entre eux ne sont en réalité rien d'autre que de vulgaires chalutiers civils réquisitionnés, n'offrant aucune protection d'aucune sorte à leurs équipages tout aussi réquisitionnés que civils... et dès lors fort peu enclins à jouer les héros sous la mitraille !

En désespoir de cause, Carden fait alors appel à celui qui est, et de très loin, le navire le plus moderne et le plus puissant dont il dispose, en l’occurrence le Queen Elizabeth, le premier et tout nouveau Super-Dreadnought dont Jellicoe, à son corps plus que défendant, a finalement été contraint de se départir, en même temps que du croiseur de bataille Inflexible, revenu des Falklands

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