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| Le Monmouth : un croiseur-cuirassé surclassé par ses adversaires allemands |
Parce qu’il va bientôt trouver la mort sur la passerelle du croiseur-cuirassé Good Hope, on ne saura jamais dans quelle mesure le "cas Troubridge" a pu jouer un rôle dans la décision de l’amiral Cradock de se précipiter vers l’escadre de Spee sans attendre l’arrivée de son seul cuirassé.
Mais depuis Nelson, il n’est pas de coutume, dans la Royal Navy, de refuser le combat, même contre un adversaire supérieur, et le "cas Troubridge" vient encore de démontrer ce qui arrive à un commandant-en-chef de la Royal Navy lorsqu’il décide de rompre avec cette coutume, fut-ce pour les meilleures raisons du monde.
Amiral d’une Marine de Guerre sans passé, donc sans tradition à défendre, Spee n’est quant à lui pas soumis à ce genre de pression et dispose de toute manière d’une flotte plus moderne et plus homogène, avec deux croiseurs-cuirassés mieux armés que les deux britanniques, et même, avec le Scharnhorst, d’un croiseur-cuirassé qui s’est régulièrement classé parmi les premiers à tous les concours de tirs de la Kaiserliche Marine.
Et comme si cela ne suffisait pas encore, il y a l’état de la mer elle-même !
Lorsque les deux flottes se rencontrent finalement vers 16h00, le 1er novembre 1914, au large du port chilien de Coronel, et à quelque 3 000 km du Cap Horn, la mer s’est en effet considérablement creusée, ce qui gêne nettement moins les Scharnhorst et Gneisenau que les Monmouth et Good Hope de conception plus ancienne, et dont les casemates latérales bien trop basses sont régulièrement noyées par les embruns, et donc rendues incapables de tirer !
Quand rien ne va…

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