samedi 30 août 2025

9003 - une amitié très particulière

Hanoï, en 1940 ; l'apéritif sous les Tropiques...
… pour restaurer la main-mise de la France sur l’Indochine, et aussi pour contrer l’influence croissante des nationalistes d’Ho-Chi-Minh qui, comme nous l’avons vu, sont à la fois tolérés par Tokyo et discrètement encouragés par Washington (!), De Gaulle a en effet estimé - non sans naïveté - que la France se devait de participer elle aussi directement et activement à sa libération, ce qui, dans un premier temps, impliquait forcément que l’administration et l’armée locales renient l’ancienne politique de Collaboration avec l’Occupant japonais.

Mais les Japonais ne l’ont naturellement pas entendu pas de cette oreille et, le 09 mars 1945, ont au au contraire décidé de prendre les devants,... en décapitant - dans tous les sens du terme - l'ensemble des responsables politiques et militaires français d’Indochine !

Et à l’instar des Soviétiques contemplant l’écrasement des insurgés polonais de Varsovie un an auparavant, les Américains se sont eux aussi contentés d’observer les évènement sans réagir le moins du monde !

"A Paris, un De Gaulle enragé se plaignit à l'ambassadeur américain Jefferson Caffery du refus de l'US Air Force en Chine d'effectuer des missions de soutien à son peuple au Vietnam.

Il lui déclara qu'il trouvait la politique américaine incompréhensible : "Où voulez-vous en venir ? Voulez-vous que nous devenions, par exemple, l'un des États fédérés sous l'égide russe ?"

À Washington, un responsable du Département d'État rétorqua avec mépris : "Je pense personnellement que les Français font grand cas de la résistance indochinoise pour des raisons strictement politiques, et dans le seul but de nuire à notre propre politique." (1)

Bonne ambiance…

(1) Hastings, op cit

Aucun commentaire: