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| Goering et Hitler : "J’affirme officiellement que les avions de combat américains n’ont jamais atteint Aachen !" |
... ne pouvant croire la réaction de Goering, Galland s’efforce néanmoins de répliquer.
- "Vous avez déjà plané vers l'est, monsieur ? Si mon propre avion était abattu…"
- "J’affirme officiellement que les avions de combat américains n’ont jamais atteint Aachen !".
- "Mais, monsieur, ils étaient là !"
- "Je vous donne par la présente un ordre officiel indiquant qu'ils n'étaient pas là ! Est-ce que vous comprenez ? Les chasseurs américains n’étaient pas là ! Vous saisissez ? J’ai l’intention d’en informer le Führer. Vous avez mon ordre officiel !" (1)
- "Oui, Monsieur, les ordres sont les ordres..."
Une fois de plus, et comme à Cologne - rappelons-nous - Goering refuse ainsi d’accepter les faits lorsqu’on les lui présente, et s’enferme dans ce que d’aucuns appellerait aujourd’hui non pas un "mensonge", mais bien une "vérité alternative".
Ce n’est donc pas la première fois, ce ne sera pas non plus la dernière (2), et, psychologiquement, la logique du Reichsmarschall peut sans doute se comprendre : reconnaître que les chasseurs américains sont déjà aux portes du Reich, c’est en effet reconnaître qu’ils les franchiront bientôt... avec toutes les conséquences que cela implique pour l’Allemagne (!), et c’est aussi reconnaître quelque chose que le Führer, de son côté, n’a lui non plus aucune envie de reconnaître ni même d'entendre !
- "Vous avez déjà plané vers l'est, monsieur ? Si mon propre avion était abattu…"
- "J’affirme officiellement que les avions de combat américains n’ont jamais atteint Aachen !".
- "Mais, monsieur, ils étaient là !"
- "Je vous donne par la présente un ordre officiel indiquant qu'ils n'étaient pas là ! Est-ce que vous comprenez ? Les chasseurs américains n’étaient pas là ! Vous saisissez ? J’ai l’intention d’en informer le Führer. Vous avez mon ordre officiel !" (1)
- "Oui, Monsieur, les ordres sont les ordres..."
Une fois de plus, et comme à Cologne - rappelons-nous - Goering refuse ainsi d’accepter les faits lorsqu’on les lui présente, et s’enferme dans ce que d’aucuns appellerait aujourd’hui non pas un "mensonge", mais bien une "vérité alternative".
Ce n’est donc pas la première fois, ce ne sera pas non plus la dernière (2), et, psychologiquement, la logique du Reichsmarschall peut sans doute se comprendre : reconnaître que les chasseurs américains sont déjà aux portes du Reich, c’est en effet reconnaître qu’ils les franchiront bientôt... avec toutes les conséquences que cela implique pour l’Allemagne (!), et c’est aussi reconnaître quelque chose que le Führer, de son côté, n’a lui non plus aucune envie de reconnaître ni même d'entendre !
Le problème, c'est que personne n’a jamais gagné la moindre guerre par son refus obstiné d’admettre la réalité des faits...
(1) cité par Randall, op cit, pages 178-179
(2) le 09 janvier 1945, lorsque le général Guderian s’efforcera pour sa part d’expliquer à Hitler que, selon les dernières reconnaissances aériennes en sa possession, les Soviétiques ont massé près de 8 000 (!) avions de combat sur la Vistule et en Prusse orientale, ce dernier sera lui aussi interrompu par Goering, qui s’exclamera "Ne croyez pas cela, Mein Führer ! Ce ne sont pas de vrais avions. Ce sont simplement des leurres !"

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