... à ses officiers réunis dans le carré du Duke of York après ce que la Presse et les historiens appelleront bientôt la "Bataille du Cap Nord", l'amiral Fraser dira "J'espère que si l'un d'entre vous se trouve un jour appelé à commander un navire dans un combat contre un ennemi maintes fois supérieur, il le commandera aussi vaillamment que le Scharnhorst a été commandé aujourd'hui".
Peut-être...
Mais s'il est de fait que l'amiral Bey et tous les officiers et marins allemands ont combattu "jusqu'au dernier obus", et sont tous "morts héroïquement pour leur patrie" et sur leur navire en train de sombrer, il n'en demeure pas moins que chacun sait aussi, depuis Patton, que les guerres, et même les batailles, ne se gagnent jamais en mourant héroïquement pour la patrie,... mais bien en faisant en sorte que ce soit les autres qui meurent pour la leur !
Mais s'il est de fait que l'amiral Bey et tous les officiers et marins allemands ont combattu "jusqu'au dernier obus", et sont tous "morts héroïquement pour leur patrie" et sur leur navire en train de sombrer, il n'en demeure pas moins que chacun sait aussi, depuis Patton, que les guerres, et même les batailles, ne se gagnent jamais en mourant héroïquement pour la patrie,... mais bien en faisant en sorte que ce soit les autres qui meurent pour la leur !
Et dans cette perspective, l'Opération Ostfront constitue si l'on peut dire l'exemple absolu de ce qu'il ne faut surtout pas faire puisque les Allemands, en plus d'avoir perdu un croiseur de bataille et quelque 1932 hommes, n'ont tué que... 11 marins anglais, et n'ont infligé que d'insignifiants dommages à leur adversaire.
Les responsabilités de ce désastre sont évidemment nombreuses mais sont d'abord et avant tout imputables au commandement lui-même, qu'il s'agisse de celui, éloigné, d'Hitler et de l'État-major de la Kriegsmarine, ou de celui, direct, de l'amiral Bey en personne...
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