"Nous nous battrons jusqu'au dernier obus !" a signalé Bey dans son dernier message à l'Amirauté.
Et de fait, c'est à la main, à travers les coursives, que les marins du Scharnhorst acheminent désormais les obus de 280m (1) des tourelles "A" et "B" vers la tourelle "C", à l'arrière, la seule qui soit encore opérationnelle !
Mais à quoi bon ? Maintenant que le dernier espoir de reprendre de la vitesse s'est évaporé, le Scharnhorst ne peut plus échapper à ses poursuivants et en particulier au Duke of York qui, son radar à présent réparé, reprend le tir à 19h01, bientôt imité par le Jamaica.
A 19h07, la distance entre le croiseur de bataille allemand, qui se traîne à moins de 10 noeuds, et le cuirassé britannique, qui ne cesse de le marteler de ses obus de 356mm, est tombée à 7 000 mètres.
Encore cinq minutes, et ce sont les croiseurs de Burnett - Belfast en tête - qui, à environ 15 000 mètres, se mettent eux aussi à faire pleuvoir leurs obus de 152 et 203mm.
Sur le Scharnhorst, qui n'est plus qu'un amas de ferraille chauffé à blanc par les incendies, la tourelle "C" se tait à son tour, ne laissant qu'à quelques canons isolés de 150mm le soin de défendre - en pure perte - le dernier carré de l'Honneur allemand...
Encore cinq minutes, et ce sont les croiseurs de Burnett - Belfast en tête - qui, à environ 15 000 mètres, se mettent eux aussi à faire pleuvoir leurs obus de 152 et 203mm.
Sur le Scharnhorst, qui n'est plus qu'un amas de ferraille chauffé à blanc par les incendies, la tourelle "C" se tait à son tour, ne laissant qu'à quelques canons isolés de 150mm le soin de défendre - en pure perte - le dernier carré de l'Honneur allemand...
(1) un obus de 280mm pèse environ 300 kilos

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