mercredi 30 juin 2004

479 - le Korvetten-kapitan Werner Hartenstein

... le 4 septembre 1941, le Korvetten-käpitan Werner Hartenstein prit le commandement du U-156 (type IX-C), un sous-marin flambant neuf qui, à l’instar d’une jeune épousée, avait revêtu ses plus beaux atours pour la circonstance.

76 mètres de long, 1.120 tonnes, six tubes lance-torpilles (quatre à
l'avant, deux à l'arrière) et un canon de 105mm : le type IX-C était une machine à l’efficacité toute germanique, conçue pour donner la mort froidement, rapidement, à un ennemi qui, jusqu'au dernier moment, ne se sera pas aperçu de sa présence...

De fait, dans la plupart des cas, les navires alliés, qui se traînent à 12 nœuds sur l’Atlantique, groupés en convois comme lors de la guerre 1914-1918, sont attaqués de nuit, lorsque les guetteurs qui n’ont pas succombé à la somnolence peinent à distinguer au devant d’eux.

La traversée dure plusieurs semaines, et si la peur reste omniprésente, c’est surtout l’ennui qui domine. Si le navire transporte du charbon, des tanks, des locomotives ou des camions, le marin se couche tout habillé et avec son gilet de sauvetage, car s’il est torpillé, le bâtiment coulera en quelques minutes, parfois en quelques secondes. En revanche, si le navire transporte de l’essence ou des explosifs, le marin peut se permettre de dormir en pyjama : la moindre explosion entraînant une mort aussi assurée qu’instantanée, dans une mer recouverte de flammes.

Chez les sous-mariniers allemands, la traque est également éprouvante. Il faut repérer les convois alliés et coordonner l’attaque avec les autres sous-marins, qui opèrent généralement en meutes. La traversée et la traque s’effectuent toujours en surface, au diesel. La plongée ne s’opère qu’au moment de l’attaque, et pour échapper aux frégates, corvettes et destroyers qui escortent le convoi. Bien que très fiables, les diesels allemands ne donnent qu’un maximum de 18 nœuds, soit une vitesse à peine supérieure à celle du convoi, et inférieure à celle des escorteurs qui l’encadrent. En plongée, et sur batteries, la vitesse chute à 7 ou 8 nœuds, et l’autonomie à quelques heures.

C’est donc une guerre tactique, qui épuise les équipages. Une guerre où le chasseur tente se placer en position favorable pour surprendre sa proie,... mais où il risque également de se faire surprendre à son tour. On ne compte plus les sous-marins qui, voulant surprendre, ont été surpris par un hydravion ou un navire d’escorte, et grenadés à mort...

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Vitesse inférieure à celle des escortes du convoi: Vrai et faux
Vrai s'il s'agit des destroyers , mais l'Angleterrre manquait cruellement de destroyers au début de la 2° GM , au point de lâcher les colonies des Bermudes et de Bahamas aux américains, monnaie d'échange pour cinquante destroyers "Clemson Class" à quatre cheminées , construits en nombre pléthorique (262 , pas moins!)à l'époque de la 1° GM et qui avaitent passé l'entre-deux guerres dans la "flotte de la naphtaline"(Mothball fleet) et étaient dans un état opérationnel plus que douteux (Lire "Mer Cruelle" de Nicholas Monsarrat, ou ""Ouragan sur le caine" d'Hderman Wouk, qui se déroule précisément à bord d'un ex destroyer Clemson reconverti en dragueur de mines, fictif certes mais pas tant que çà, quasiment un coule-tout-seul, le navire le plus miteux de l'US Navy)

Faux s'il s'agit d'une corvette ASM "classe Flower" (comme dans le roman-témoignage de Monsarrat) que les Anglais firent construire en pagaille dans des chantiers civils en partant des plans d'un chasseur de baleines , le "southern pride"...les Flower class, construites dans des chantiers civils étaient des navires assez petits (la taille d'un grand chalutier océanique) avec des équipages de volontaires (voire des retraités) issus de la pêche et de la "Mar-mar"...et parfois des plaisanciers comme Nicholas Monsarrat, publiciste-journaliste de son état , qui devint un très compétent commandant de corvette.

Les "Flower" étaient propulsées par des machines assez obsolètes (des "tournebroches" à vapeur triple expansion à pistons -tout comme les camelotesques "liberty-ships"-) machines qui avaient l'avantage de la simplicité et de la robustesse, très familières aux chefs-méca venus des chalutiers, mais qu'il fallait pousser à s'en péter les cylindres pour obtenir 16 petits noeuds sur mer plate, vitesse pas vraiment suffisante pour courir sus aux U boot une fois détéctés...du coup les Corvettes Flower assuraient une protection rapprochée et donnaient rarement la chasse , rôle dévolu aux destroyers (problèmes de coordination et de signaux) .
Les choses s'améliorèrent avec les frégates ASM "River Class" plus longues et plus logeables (coque plus longue= vitesse potentielle plus élevée) et propulsées par...2 machines identiques à celles des "Flower" embrayées sur deux hélices (une seule sur les flower class)
Le yacht d'Onassis (le Christina) est d'ailleurs une frégate River rachetée au prix de la ferraille et converti à prix d'or en yacht de luxe (il a détenu pendan,t plus de trente ans le record de taille pour un yacht privé.

Anonyme a dit...

Vitesse inférieure à celle des escortes du convoi: Vrai et faux
Vrai s'il s'agit des destroyers , mais l'Angleterrre manquait cruellement de destroyers au début de la 2° GM , au point de lâcher les colonies des Bermudes et de Bahamas aux américains, monnaie d'échange pour cinquante destroyers "Clemson Class" à quatre cheminées , construits en nombre pléthorique (262 , pas moins!)à l'époque de la 1° GM et qui avaitent passé l'entre-deux guerres dans la "flotte de la naphtaline"(Mothball fleet) et étaient dans un état opérationnel plus que douteux (Lire "Mer Cruelle" de Nicholas Monsarrat, ou ""Ouragan sur le caine" d'Hderman Wouk, qui se déroule précisément à bord d'un ex destroyer Clemson reconverti en dragueur de mines, fictif certes mais pas tant que çà, quasiment un coule-tout-seul, le navire le plus miteux de l'US Navy)

Faux s'il s'agit d'une corvette ASM "classe Flower" (comme dans le roman-témoignage de Monsarrat) que les Anglais firent construire en pagaille dans des chantiers civils en partant des plans d'un chasseur de baleines , le "southern pride"...les Flower class, construites dans des chantiers civils étaient des navires assez petits (la taille d'un grand chalutier océanique) avec des équipages de volontaires (voire des retraités) issus de la pêche et de la "Mar-mar"...et parfois des plaisanciers comme Nicholas Monsarrat, publiciste-journaliste de son état , qui devint un très compétent commandant de corvette.

Les "Flower" étaient propulsées par des machines assez obsolètes (des "tournebroches" à vapeur triple expansion à pistons -tout comme les camelotesques "liberty-ships"-) machines qui avaient l'avantage de la simplicité et de la robustesse, très familières aux chefs-méca venus des chalutiers, mais qu'il fallait pousser à s'en péter les cylindres pour obtenir 16 petits noeuds sur mer plate, vitesse pas vraiment suffisante pour courir sus aux U boot une fois détéctés...du coup les Corvettes Flower assuraient une protection rapprochée et donnaient rarement la chasse , rôle dévolu aux destroyers (problèmes de coordination et de signaux) .
Les choses s'améliorèrent avec les frégates ASM "River Class" plus longues et plus logeables (coque plus longue= vitesse potentielle plus élevée) et propulsées par...2 machines identiques à celles des "Flower" embrayées sur deux hélices (une seule sur les flower class)
Le yacht d'Onassis (le Christina) est d'ailleurs une frégate River rachetée au prix de la ferraille et converti à prix d'or en yacht de luxe (il a détenu pendan,t plus de trente ans le record de taille pour un yacht privé.