... le 23 avril 1945, le général Weidling, commandant du corps blindé LVI, téléphona au Führerbunker pour y faire son rapport.
A l'autre bout du fil, le général Krebbs lui apprit qu'il venait d'être condamné à mort pour n'avoir pas su briser l'encerclement soviétique autour de Berlin.
Malgré cela, Weidling décida de se présenter en personne à la Chancellerie du Reich pour s'expliquer.
Bien lui en prit puisque Hitler, véritablement stupéfait de le voir apparaître devant lui alors qu'il le croyait déjà exécuté sur son ordre, réalisa soudainement qu'il était l'homme qui lui fallait pour diriger la défense de Berlin (!)
Mais pour défendre Berlin contre un million et demi de soldats soviétiques bien équipés, il ne restait guère que 45 000 hommes de la Wehrmacht et de la SS (ces derniers surtout composés d'étrangers), quelques 40 000 membres de la Volksturm (pour la plupart dépourvus d'armement ou d'une quelconque expérience du combat), et... une soixantaine de chars bientôt à cours d'essence (!)
Quant aux trois principaux points fortifiés - les tours de DCA de la Humboldthain, de la Friedrichshain et du zoo de Berlin - s'ils étaient convenablement approvisionnés en munitions, et à peu près invulnérables à l'artillerie soviétique derrière leurs mètres de béton armé, ils abritaient aussi plusieurs milliers de civils dans des conditions d'hygiène et de promiscuité effroyables...
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