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| L'Engadine, recueillant les survivants du Warrior avant de le prendre en remorque |
Ses équipages, il est vrai, sont épuisés, et ses navires sont tous à court de charbon, de mazout ou tout simplement de munitions.
Lors des différents combats, la plupart d'entre-eux ont d'autre part subi des dommages plus ou moins sérieux, et certains sont même si mal en point qu'il s'efforcent depuis déjà plusieurs heures de rentrer vaille que vaille au port.
C’est le cas - nous l’avons vu - du super-dreadnought Warspite qui, malgré une attaque de sous-marin allemand, va réussir à rallier Rosyth dans la matinée, mais c’est aussi, et bien plus tristement, celui du croiseur-cuirassé Warrior qui, après avoir encaissé une quinzaine d’obus de gros calibre dans la soirée du 31 mai, puis été sauvé par l’apparition inopinée de ce même Warspite, est parvenu à se sortir du champ de tir avant d’être pris en remorque par le porte-hydravions Engadine, lequel a également recueilli les survivants de son équipage
Hélas, la mer s’est creusée dans la matinée du lendemain et le malheureux croiseur cuirassé, troué comme une passoire et prenant l'eau de toute part, a finalement rendu les armes à 08h25, avant de s’engloutir peu après.
Pour Jellicoe, ce naufrage est assurément un coup d’autant plus douloureux qu’en remettant le cap vers l’Angleterre, la Grand Fleet est littéralement passée à côté de la montre en or…
… le croiseur de bataille Seydlitz.






