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| Salués par les Britanniques, les premiers dreadnought arrivent à Scapa Fow, 7 décembre 1917 |
En mettant fin autant à la Triple-Entente qu’à la Guerre à l’Est, le Traité de Brest-Litovsk permet à l’Allemagne d’acheminer d’importants renforts de troupes sur le Front Ouest… et au général Erich Ludendorf d’y lancer une nouvelle et importante offensive le 21 mars 1918.
Pour les franco-britanniques, l’espoir repose désormais sur la prochaine entrée en action des Américains, qui ont déclaré la guerre à l’Allemagne le 6 avril 1917 : les premiers contingents de soldats américains - ils seront près de deux millions à l’été 1918 - ont d’ailleurs déjà commencé à débarquer en France, ainsi que, pour l’anecdote,... les premiers dreadnought américains de la Division Nine - parmi lesquels figure le Texas (1) - qui ont quant à eux fait leur entrée à Scapa Flow le 7 décembre 1917, sans que personne, ni chez eux ni chez les Britanniques, ne sache vraiment à quoi ils vont bien pouvoir servir !
Qu'importe, puisque sur le Front terrestre, l’Offensive Ludendorff, après quelques succès initiaux, est quant à elle occupée à s’enliser : lorsqu’elle se termine, le 18 juillet 1918, après quatre mois de combats, celle-ci a coûté aux franco-britanniques quelque 800 000 tués et blessés supplémentaires, mais aussi près de 700 000 côté allemand !
Pour l'Allemagne, qui voit désormais débarquer les soldats américains au rythme de 10 000 par jour, et qui, malgré ses sous-marins, est incapable de les empêcher d'arriver, cette nouvelle saignée sonne le glas des dernières illusions
Le 8 aout, c'est au tour des Alliés de passer à l'attaque, et leur offensive, dite "des Cent-Jours", pousse bientôt l'Allemagne au bord du gouffre. Le 30 septembre, le Chancelier Georg von Hertling est renversé et remplacé le 3 octobre suivant par le prince Maximilien de Bade, lequel se voit instamment prié de négocier un Armistice d’autant plus urgent qu’un nouveau péril peut-être encore plus grave que les Alliés menace à présent l’Allemagne…
… l’émeute
(1) après avoir également servi en Europe et dans le Pacifique lors de la guerre suivante (!), le Texas, devenu navire-musée, est aujourd'hui l'ultime dreadnought survivant






