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| Le Graf Spee, à Montevideo : 72 heures de sursis,... et puis après ? |
Au large, l’Ajax et l’Achilles sont certes endommagés, mais le Graf Spee l’est également et le Cumberland, lui, est intact. Et si Harwood attend des renforts à plus ou moins brève échéance, Langsdorff n'a rien à espérer de ce côté.
Et comme si cela ne suffisait pas encore, il y a le problème des munitions : après les combats du 13 décembre, le Graf Spee ne dispose plus que du quart, au mieux du tiers, de sa dotation en obus de 280mm - les seuls qui peuvent mettre en péril les croiseurs britanniques - et il n’a bien sûr aucune chance de recevoir un quelconque réapprovisionnement qui devrait venir directement d'Allemagne !
S’il reprend la mer et affronte les croiseurs britanniques, le feu du Panzerschiff ne tardera pas à faiblir, et lui-même à succomber sous les coups de ses adversaires.
Ce sera une défaite glorieuse, certes, mais une défaite quand même, et une défaite qui coûtera inévitablement, et inutilement, la vie à quantités de marins et d’officiers allemands.
A mesure que les heures s’écoulent et que se rapproche l’expiration du délai, il est de plus en plus clair que l’ultime choix qui s’offre à Langsdorff n’en est pas vraiment un…






