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| Guillaume II : en 1918, un trône menacé par la défaite de son armée... |
Au lieu de cela, ils pressent plutôt le Pouvoir civil d’endosser la responsabilité mais aussi et surtout tout l’odieux de l’affaire, en négociant lui-même un Armistice avec les Alliés, Armistice auquel ils pourraient ensuite se rallier, puisque tout bon soldat se doit n’est-ce pas d’obéir aux ordres.
Capitulation ou Armistice, qu’importent en définitive les détails techniques ou juridiques, puisque l’annonce de l’ouverture de pourparlers de Paix par le prince Maximilien de Bade sème en effet immédiatement la consternation dans toute l’Allemagne, où chacun, Propagande oblige, croyait encore jusque-là en une future victoire !
Plus personne ne fait confiance à personne, toutes les institutions de l'État se retrouvent irrémédiablement discréditées, et le trône du Kaiser Guillaume II lui-même ne tient désormais plus qu’à un fil,… d’autant plus mince que dans la Russie voisine, les bolcheviks se sont débarrassés il y a à peine un an de son cousin au troisième degré, le Tsar Nicolas II
Ce qui vaut pour Nicky ne vaut-il pas pour Willy (1) ?
Et des bolcheviks, ou du moins assimilés, on en trouve également en Allemagne, chez les ouvriers des usines bien sûr, mais aussi chez les soldats du Front, aujourd’hui démoralisés, ainsi que chez les marins, et singulièrement parmi les marins de la Hochseeflotte, qui sont d’ailleurs sur le point de se mutiner contre Reinhard Scheer…
(1) dans leur correspondance personnelle, rédigée en anglais, Nicolas II et Guillaume II s’appelaient respectivement Nicky et Willy






