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| Hitler offrant le bâton de grand-amiral à Raeder : le cuirassé de poche Deutschland à l'arrière-plan |
… mais avant d’aller plus loin, enterrons tout de suite une légende tenace.
Si les "cuirassés de poche" et en particulier l’Admiral Graf Spee, demeurent aujourd’hui encore inextricablement associés à Adolf Hitler, et s’ils ont, au début de leur carrière du moins, puissamment contribué au prestige et à la popularité autant nationale qu’internationale de ce dernier, Hitler n’a en aucune manière voulu ou autorisé leur construction, et encore moins déterminé leur design : tout cela avait déjà été fixé et décidé bien avant son arrivée au Pouvoir, en janvier 1933.
Mieux encore : si Hitler, tout comme Guillaume II, n’est pas insensible à l’image de toute-puissance virile qu’incarnent les cuirassés et leurs énormes canons, ni de l’attrait qu’ils continuent d’exercer sur les masses, il n’en est pas moins parfaitement conscient de leurs limites réelles.
Pas plus que le Kaiser déchu, Hitler n’entend quoi que ce soit aux choses de la mer, et ne parviendra du reste jamais à comprendre que des navires sur la mer ne se commandent pas et ne se manœuvrent pas comme des unités d’Infanterie sur la terre ferme, mais il n’en réalise pas moins parfaitement leur véritable et finalement très faible valeur militaire, leur grande vulnérabilité au combat, leur poids totalement disproportionné et en vérité désastreux sur les finances publiques nationales, et, au bout du compte l’impact catastrophique que ne manquerait pas de provoquer leur éventuelle disparition au combat.
Hitler, donc, est tout sauf un chaud partisan des cuirassés de poche et plus généralement de tous les grands navires de surface dont l’amiral Erich Raeder, qui le 1er octobre 1928 a succédé à Hans Zenker à la tête de la Reichsmarine, entend se doter contre vents et marées et, il faut bien le dire, contre toute logique simplement rationnelle !
Si les "cuirassés de poche" et en particulier l’Admiral Graf Spee, demeurent aujourd’hui encore inextricablement associés à Adolf Hitler, et s’ils ont, au début de leur carrière du moins, puissamment contribué au prestige et à la popularité autant nationale qu’internationale de ce dernier, Hitler n’a en aucune manière voulu ou autorisé leur construction, et encore moins déterminé leur design : tout cela avait déjà été fixé et décidé bien avant son arrivée au Pouvoir, en janvier 1933.
Mieux encore : si Hitler, tout comme Guillaume II, n’est pas insensible à l’image de toute-puissance virile qu’incarnent les cuirassés et leurs énormes canons, ni de l’attrait qu’ils continuent d’exercer sur les masses, il n’en est pas moins parfaitement conscient de leurs limites réelles.
Pas plus que le Kaiser déchu, Hitler n’entend quoi que ce soit aux choses de la mer, et ne parviendra du reste jamais à comprendre que des navires sur la mer ne se commandent pas et ne se manœuvrent pas comme des unités d’Infanterie sur la terre ferme, mais il n’en réalise pas moins parfaitement leur véritable et finalement très faible valeur militaire, leur grande vulnérabilité au combat, leur poids totalement disproportionné et en vérité désastreux sur les finances publiques nationales, et, au bout du compte l’impact catastrophique que ne manquerait pas de provoquer leur éventuelle disparition au combat.
Hitler, donc, est tout sauf un chaud partisan des cuirassés de poche et plus généralement de tous les grands navires de surface dont l’amiral Erich Raeder, qui le 1er octobre 1928 a succédé à Hans Zenker à la tête de la Reichsmarine, entend se doter contre vents et marées et, il faut bien le dire, contre toute logique simplement rationnelle !
Car en définitive,... à quoi pourront donc bien servir tous ces nouveaux et rutilants navires de guerre...






