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| "Voulez-vous que vos poches soient vidées avant ou après votre mort ?", caricature allemande, juin 1919 |
Que faut-il faire… ou, plus exactement,... que peut-on encore faire ?
Pour la République de Weiwar, qui a succédé à l’Empire allemand, et pour la Reichsmarine, qui a succédé à la Kaiserliche Marine, la seule et véritable question de l’heure est en effet de savoir ce que permettent encore les vainqueurs de l’Allemagne… et l’état calamiteux des finances publiques !
Car à peine une semaine après avoir perdu, à Scapa Flow, la quasi-totalité de sa flotte, l’Allemagne n’a maintenant d’autre choix que d’accepter le fameux "diktat" du Traité de Versailles du 28 juin 1919 qui, l’ayant jugée, avec ses alliés austro-hongrois et ottomans, seule responsable du conflit, la condamne dès lors à la perte définitive de toutes ses colonies d’Afrique, d’Asie et du Pacifique, que se partagent ses vainqueurs, mais aussi à l’amputation de 15% de son territoire métropolitain au profit de la France (qui récupère l’Alsace-Lorraine, perdue en 1870), de la Belgique, et de la nouvelle Pologne (qui y gagne de surcroit un accès à la Baltique grâce au bientôt célèbre "Corridor de Dantzig")
Mais l’Allemagne se voit également contrainte de payer des indemnités de guerre à ce point astronomiques que personne parmi les dits vainqueurs, qu'il faut bien appeler bourreaux, n’imagine vraiment comment elle parviendra jamais à s’en acquitter, et perd de surcroit la propriété de tous ses brevets, en plus de devoir livrer gracieusement quantités de matières premières, de marchandises et de biens.
Au plan militaire, son Armée de Terre est quant à elle réduite à seulement 100 000 hommes, et son Aviation interdite à tout jamais,… après avoir dû céder tous ses avions de combat.
Quant à sa Marine…






