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| Navire en chargement à Narvik, dans les années 1930 |
La querelle diplomatique se prolongea durant les mois d'hiver, tandis que les chefs militaires britanniques et français continuaient d'échafauder des plans optimistes, se persuadant peu à peu qu'en cas de débarquement, les Norvégiens accepteraient le fait accompli (1), et finiraient bien par coopérer.
Ils étaient confortés dans cette conviction par l'avis de l'amiral Sir Edward Evans : celui-ci connaissait parfaitement la Norvège et les Norvégiens, parlait la langue, avait une épouse norvégienne, et avait été désigné pour commander les forces navales lors de l'opération de Narvik.
L'initiateur du projet était [quant à lui] ce même esprit aventureux qui avait conçu la Campagne des Dardanelles durant la Première Guerre mondiale.
Néanmoins, cette fois, Churchill bénéficiait en tout cas du soutien des chefs d'état-major, lesquels considéraient ce plan comme "notre première et meilleure chance de reprendre l'initiative et d'écourter la guerre" (2)
Il faut dire que, comme aux Dardanelles, le dit Churchill ne fait qu'actualiser une vieille tradition militaire britannique...
... l'action périphérique
(1) en français dans le texte
(2) ibid, pp 9 à 10






