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| Le pré-dreadnought Canopus, au large de Gibraltar, en 1897 |
Mais le problème, c’est que le Canopus est non seulement un pré-dreadnought, mais aussi, et surtout un vieux pré-dreadnought,… qui était d’ailleurs destiné à la casse avant que le déclenchement de la 1ère G.M., et le manque criant de navires, ne poussent la Royal Navy à le remettre en service !
Bien que théoriquement capables de 18 nœuds - ce qui est tout de même 4 à 5 nœuds plus lent que les croiseurs-cuirassés allemands - ses machines sont aujourd’hui complètement époumonées et assurément insuffisantes pour espérer engager et maintenir le contact avec les rapides croiseurs de Spee.
De toute manière, pour l’heure, le Canopus, qui vient à peine de recevoir l’ordre de rejoindre l’escadre de Cradock, se trouve encore plusieurs centaines de km derrière celle-ci.
Mieux vaudrait, dans ces conditions, temporiser quelque peu et, au minimum, attendre l’arrivée du dit Canopus qui, malgré ses insuffisances, ne serait assurément pas de trop
Mais Cradock, refusant toute prudence, décide au contraire, dès l’annonce de l’arrivée de navires de Spee, de se précipiter à l'attaque avec ses seuls croiseurs qui, malgré la bravoure de leurs équipages, accusent tout de même un sérieux - et hélas irrémédiable - déficit de puissance par rapport à leurs adversaires.
Sans doute ne tient-il pas à subir le sort de son homologue Troubridge, confronté quant à lui à l’arrivée du croiseur de bataille allemand Goeben le 7 aout 1914…






