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| Verdun, ou l'antithèse de la guerre sur mer... |
Le premier de ces facteurs est évidemment la nouvelle et gigantesque attaque supposément "décisive" que l’Armée de Terre allemande lance, le 21 février 1916, sur les positions françaises au nord de Verdun (1)
A l’heure où des centaines de milliers de fantassins allemands jouent à nouveau leur vie dans les tranchées, comment justifier que des dizaines de milliers de marins allemands continuent pour leur part à combattre l’ennui en briquant les ponts de leurs cuirassés et croiseurs de bataille ?
Ne conviendrait-il pas, au contraire, de faire - enfin - sortir ces bâtiments en mer pour tenter, là aussi, d’arracher la décision ?
Le 23 février, le Kaiser se rallie en tout cas à cet argument et autorise - enfin - la Hochseeflotte à passer à l’offensive.
Mais l’autorisation impériale obtenue, le problème de l’infériorité numérique de la Hochseeflotte sur la Grand Fleet demeure néanmoins entier !
Pour Scheer, la seule manière de réduire ce handicap est de faire massivement appel aux sous-marins,… ces mêmes sous-marins que son prédécesseur, quant à lui chaud partisan de la guerre sous-marine à outrance, avait plutôt décidé d’utiliser contre le trafic maritime ennemi.
Mais si cette guerre nouveau genre a incontestablement donné de bons résultats au niveau matériel, elle a tout aussi rapidement suscité l’opprobre dans le monde entier…
(1) après quelque 700 000 morts et blessés dans les deux camps la Bataille de Verdun se terminera en décembre 1916 sans aucun résultat décisif



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