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| Quisling (à gauche), avec Hitler, en février 1942 |
… 8 décembre 1939
Toutefois, alors que tout semble désormais perdu, la montée des tensions en Europe ravive progressivement l’espoir !
A l’instar d’un Oswald Mosley en Grande-Bretagne, d’un Jacques Doriot en France, ou encore d’un Léon Degrelle en Belgique, Vidkun Quisling ne représente pour ainsi dire que lui-même, et son parti n’est plus qu’un insignifiant groupuscule, oublié, pour ne pas dire méprisé, par la grande majorité des Norvégiens, qui ne lui pardonnent pas son ralliement à présent définitif au nazisme et au Troisième Reich
Mais le Troisième Reich, justement, a besoin d’idiots utiles dans toute l’Europe… et de grands projets pour celle-ci !
Ainsi, le 8 décembre 1939, "lorsque Raeder aborda de nouveau le sujet et affirma catégoriquement que la Norvège devait être occupée, il trouva une oreille attentive chez le Führer.
À ce stade, un nouvel argument vint renforcer la position de Raeder : un rapport de Rosenberg (1), le soi-disant "expert" nazi en matière de "cinquième colonne" indiquait que Vidkun Quisling, chef du minuscule parti du Rassemblement national en Norvège, était prêt et capable d'assurer une occupation pacifique de son pays.
Ce ne fut ni la première ni la dernière fois que Rosenberg se révéla être un conseiller peu fiable : l'influence de Quisling étant en réalité quasi négligeable. Un entretien avec Quisling ne convainquit pas Raeder de la probabilité d'une occupation pacifique grâce à sa "cinquième colonne"; toutefois, les informations fournies par Quisling concernant des négociations britanniques avec Hambro, le président du Storting (2), soulevèrent la possibilité que les Alliés ne devancent les Allemands, sous le prétexte officiel d'une aide aux Finlandais.
Une telle éventualité ne pouvait en aucun cas être tolérée. En présentant Quisling à Hitler, Raeder parvint sans peine à persuader le Führer que le moment était venu de préparer une intervention en Norvège" (3)
(1) politicien, essayiste et, à partir de juillet 1941, Ministre du Reich aux Territoires occupés, Alfred Rosenberg était un des principaux théoriciens du nazisme
(2) le storting est l’Assemblée législative monocamérale du royaume de Norvège.
(3) Macintyre, op cit, pp 16-17
Toutefois, alors que tout semble désormais perdu, la montée des tensions en Europe ravive progressivement l’espoir !
A l’instar d’un Oswald Mosley en Grande-Bretagne, d’un Jacques Doriot en France, ou encore d’un Léon Degrelle en Belgique, Vidkun Quisling ne représente pour ainsi dire que lui-même, et son parti n’est plus qu’un insignifiant groupuscule, oublié, pour ne pas dire méprisé, par la grande majorité des Norvégiens, qui ne lui pardonnent pas son ralliement à présent définitif au nazisme et au Troisième Reich
Mais le Troisième Reich, justement, a besoin d’idiots utiles dans toute l’Europe… et de grands projets pour celle-ci !
Ainsi, le 8 décembre 1939, "lorsque Raeder aborda de nouveau le sujet et affirma catégoriquement que la Norvège devait être occupée, il trouva une oreille attentive chez le Führer.
À ce stade, un nouvel argument vint renforcer la position de Raeder : un rapport de Rosenberg (1), le soi-disant "expert" nazi en matière de "cinquième colonne" indiquait que Vidkun Quisling, chef du minuscule parti du Rassemblement national en Norvège, était prêt et capable d'assurer une occupation pacifique de son pays.
Ce ne fut ni la première ni la dernière fois que Rosenberg se révéla être un conseiller peu fiable : l'influence de Quisling étant en réalité quasi négligeable. Un entretien avec Quisling ne convainquit pas Raeder de la probabilité d'une occupation pacifique grâce à sa "cinquième colonne"; toutefois, les informations fournies par Quisling concernant des négociations britanniques avec Hambro, le président du Storting (2), soulevèrent la possibilité que les Alliés ne devancent les Allemands, sous le prétexte officiel d'une aide aux Finlandais.
Une telle éventualité ne pouvait en aucun cas être tolérée. En présentant Quisling à Hitler, Raeder parvint sans peine à persuader le Führer que le moment était venu de préparer une intervention en Norvège" (3)
(1) politicien, essayiste et, à partir de juillet 1941, Ministre du Reich aux Territoires occupés, Alfred Rosenberg était un des principaux théoriciens du nazisme
(2) le storting est l’Assemblée législative monocamérale du royaume de Norvège.
(3) Macintyre, op cit, pp 16-17





