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| Hugo von Pohl, dans une posture aussi martiale que diamétralement opposée à son extrême prudence... |
... 4 février 1915
Avant de prendre le commandement de la Hochseeflotte, Pohl, du reste, s’était déjà fait le plus chaud partisan de la guerre sous-marine à outrance, estimant,... tout comme dans vingt-cinq ans un certain… Karl Dönitz (!), que ces petits bâtiments étaient finalement bien plus efficaces et aussi, et peut-être surtout, bien plus facilement sacrifiables que les énormes et ruineuses "casernes flottantes".
Plus encore que son prédécesseur,... mais tout comme Erich Raeder dans vingt-cinq ans (!), Pohl veut certes "préserver l’outil", en ne l’exposant à aucun risque qui pourrait provoquer sa perte, mais aussi la fureur du Chef de l’État.
Mais si on refuse d’utiliser un outil,... à quoi cet outil peut-il donc bien encore servir ?
Et, surtout, que faut-il faire dès lors de tous les cuirassés et croiseurs de bataille, quel sort, quelles missions réserver à tous ces rutilants navires quasi flambants neufs qui, il y a deux ans à peine, rappelons-nous, incarnaient la toute-puissance de la Nation, soulevaient l'enthousiasme des foules,... et étaient même considérés, en Allemagne et partout ailleurs, comme les nouvelles armes absolues de la guerre sur mer ?
Pohl, et on le lui reprochera, n'a malheureusement aucune réponse à cette question : dès sa prise de fonction, le 4 février 1915, puis tout au long de l’année, l'intéressé se contente en effet de s'accrocher à une stricte politique de conservation comme une moule à son rocher, tout en utilisant de plus en plus intensivement ses sous-marins contre le trafic commercial ennemi...
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