* l’amiral David Beatty, qui commandait les croiseurs de bataille anglais au Jutland avant de devenir commandant-en-chef de la Grand Fleet à la place de Jellicoe, puis Premier Lord de la Mer… là encore à la place de Jellicoe, réussira, grâce à son entregent, et malgré plusieurs changements de gouvernement et toutes les restrictions d’effectifs de l’après-guerre, à conserver son poste jusqu’à son départ à la retraite, en 1927.
Mort en mars 1936, à l’âge de 65 ans, et après avoir successivement assisté à l’enterrement de Jellicoe et à celui du Roi George V, Beatty demeure, aujourd’hui encore, et tout comme Jellicoe, un personnage controversé, unanimement loué pour son courage au combat, mais souvent décrié pour sa manière brouillonne et par trop impétueuse de le mener, et aussi pour son incapacité à transmettre à Jellicoe les renseignements qui, au Jutland, auraient peut-être permis à celui-ci de remporter une véritable victoire.
* Winston Churchill, qui avait dû renoncer à son poste de Premier Lord de l’Amirauté en mai 1915 après le désastre des Dardanelles - dont il n’était pourtant pas personnellement responsable - rejoignit le Front belge, y servit comme lieutenant-colonel et, conformément à son habitude, survécut alors que tout le monde se faisait tuer autour de lui (!). Devenu Ministre des Munitions en 1917, il poursuivit ensuite sa carrière politique avec des hauts et des bas pendant plus d’une vingtaine d’années, étant notamment un des premiers à dénoncer la menace que faisait courir Adolf Hitler.
Redevenu Premier Lord de l’Amirauté en septembre 1939 suite au déclenchement de la 2ème G.M., il accéda au poste de Premier Ministre le 10 mai 1940, après la démission de Neville Chamberlain, et mena la Grande-Bretagne au combat durant toute la guerre. Battu aux élections générales de juillet 1945, il redevint Premier Ministre en octobre 1951, et le demeura jusqu’à sa démission, en avril 1955.
Demeuré Membre du Parlement, où il ne siégeait désormais plus que très rarement, jusqu’en septembre 1964, ce grand amateur de champagne, de cigares et de bons mots mais aussi - et on l’oublie toujours - Prix Nobel de Littérature en 1953 - s’éteignait le 24 janvier 1965, à 90 ans, après une véritable vie de légende…


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