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| Le sous-marin finlandais Vetehinen, en 1930. Il servira de base à la future classe VII allemande |
Et les manœuvres allemandes pour contourner le "diktat" de Versailles ne se limitent certes pas aux sous-marins, ni même au domaine naval : alors que le Traité leur interdit formellement de posséder la moindre Aviation militaire, les Allemands vont se tourner, dès 1921, vers l'URSS afin d'y reconstituer et d'y entraîner secrètement une flotte aérienne.
Le 16 avril 1922, le Traité de Rapallo va d'ailleurs sceller la collaboration germano-soviétique, en permettant à l'Allemagne d'installer au Paradis des Prolétaires plusieurs "centres de formation et d'expérimentation militaires", bien entendu constitués dans un "but pacifique" (sic)
En 1923, la société Junkers va même aller jusqu’à implanter une usine de construction aéronautique à Fili, au sud de Moscou. Une usine qui introduira la production en série, et la construction d'avions métalliques, en URSS, mais une usine qui, puisqu’il faut bien qu’il y ait malgré tout une morale, profitera surtout aux Russes, qui y formeront leurs meilleurs ingénieurs avant d'en prendre finalement possession, en mars 1927, pour la placer sous la direction d'un certain... Andreï Tupolev, dont les réalisations se mettront dès lors à ressembler étonnamment à des Junkers.
Mais parallèlement à l'usine de Fili, les Allemands vont également installer, cette fois à Lipetsk, un "centre de formation et d'expérimentation militaire", qui servira quant à lui à l'entraînement, loin des regards, des jeunes cadres et pilotes allemands jusqu'à sa fermeture, en 1933 - le nouveau Troisième Reich du Chancelier Adolf Hitler n’ayant alors plus guère de raisons de cultiver la discrétion…






