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| Les objectifs de Weserübung. Copenhague fut ajouté le 1er mars par Hitler lui-même |
En apprenant, le 20 février 1940, que le Führer l’avait désigné pour prendre la tête de l’Opération Weserübung, le général Nikolaus von Falkenhorst, qui a servi en Finlande lors de la 1ère G.M. mais ne connaît rien à la Norvège, se serait parait-il précipité dans une librairie pour acheter un Guide Baedeker, autrement dit l’équivalent germanique d’un Guide Michelin, puis, une fois revenu dans sa chambre d’hôtel, l’aurait méticuleusement étudié avant de se présenter en personne devant Hitler avec un plan d’invasion !
Vraie ou fausse, cette anecdote ne doit cependant pas faire illusion : à 55 ans, von Falkenhorst est, comme tous les officiers d’État-major allemands, un grand professionnel, qui a victorieusement commandé le 21ème corps d'armée en Pologne, et qui peut de surcroît s’appuyer sur les travaux de tous ceux qui, depuis des semaines, et à l’instigation du grand-amiral Raeder, s’emploient à définir les meilleurs moyens pour s’emparer de la Norvège.
Schématiquement, Weserübung est un plan d’un extraordinaire simplicité puisque la Kriegsmarine devra débarquer simultanément, et en deux vagues successives, six divisions d’Infanterie aux sept endroits jugés les plus stratégiques de la côte norvégienne, à savoir Oslo, Kristiansand, Egersund, Stavanger, Bergen, Trondheim et, évidemment, Narvik.
Pour mettre toutes les chances de son côté, des unités parachutistes parties d’Allemagne s’empareront également et par surprise des aérodromes d’Oslo, de Kristiansand et de Stavanger, tandis que la Luftwaffe s’efforcera de soutenir tout ce beau monde.
S’agissant de la Luftwaffe, celle-ci estime toutefois nécessaire, vu le rayon d’action de ses appareils, de disposer de terrains d’aviation en territoire danois, ce qui, le 1er mars, pousse finalement Hitler, qui envisageait jusque-là de les obtenir par la voie diplomatique (!), à ajouter à Weserübung l’invasion et l’occupation simultanée du Danemark.
Tant qu’à y être…

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