![]() |
| Chamberlain : envahir la Norvège "à condition que l'opération puisse s'effectuer sans combats sérieux" |
Mais alors que les Allemands, malgré la crainte de pertes élevées, sont prêts, et surtout enclins à passer à l’action, les Britanniques tergiversent pour des raisons essentiellement… morales !
L’invasion de la Norvège par des troupes franco-britanniques repose en effet, nous l’avons dit, sur un prétexte politique : celui de venir en aide à la malheureuse Finlande, agressée et envahie par l’URSS - alliée de l’Allemagne nazie - le 30 novembre 1939.
Mais depuis le 30 novembre, le cabinet de Neville Chamberlain rechigne à passer à l’action !
"Bien que les troupes destinées à l'opération de débarquement en soutien aux Finlandais eussent été rassemblées et préparées, et que leurs commandants - l'amiral [Edward] Evans pour la Marine et le général [Pierce] Mackesy pour les forces terrestres - eussent été désignés, le Cabinet de guerre n'avait encore donné ni feu vert ni instructions.
Lors d'une réunion le 12 mars au 10 Downing Street, Evans exposa son point de vue : un débarquement audacieux sur les sites choisis en Norvège serait bien accueilli par la population ou, au pire, ne rencontrerait qu'une résistance symbolique.
Bien que le Premier Ministre, Neville Chamberlain, fût manifestement réticent à l'égard de ce projet, il se laissa suffisamment convaincre pour autoriser les derniers préparatifs et l'envoi d'instructions au commandant de la force, à qui l'on signifia : "Le gouvernement de Sa Majesté a l'intention de faire débarquer vos troupes, à condition que l'opération puisse s'effectuer sans combats sérieux" (sic) (1)
La guerre est décidément chose trop sérieuse pour la confier à des militaires...
(1) ibid, page 16





.jpg)
