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| L'abordage de l'Altmark : une affaire réglée en quelques minutes... |
C’est sous le couvert de l’obscurité qu’à 22h20, le Cossack pénètre dans le Jossingfjord.
Baïonnette au canon, des marins britanniques menés par le lieutenant de vaisseau Bradwell Turner se précipitent à bord de l’Altmark. Quelques coups de feu retentissent ici et là, mais l’affaire n’en est pas moins rapidement réglée.
"Y a-t-il des Anglais en bas ?", s’exclame Turner après avoir soulevé une écoutille de chargement sur les indications du commandant Dau. "Oui, nous sommes tous Anglais ici", lui répondent à l’unisson près de 300 voix. "Alors montez ! La Marine est là !", conclut Turner avec un flegme tout britannique…
Un à un, les prisonniers libérés sont alors conduits à bord du Cossack. Avisant un groupe d’Allemands que des marins anglais poussent vers le destroyer sous la menace de leurs armes, Vian s’exclame "Laissez-les, imbéciles ! Laissez tous ces Allemands ici ! Je n'en veux pas !"
Sur l’Altmark, les derniers membres de l'équipe d'abordage fouillent le coffre-fort personnel de Dau à la recherche de documents secrets et, tant qu’à faire, s'emparent d'un presse-papier orné d'une croix gammée et de quelques autres petits "souvenirs",... sans égard aux protestations du commandant Dau qui les traite de voleurs et de criminels.
L’Enfer, c’est toujours les autres...
Peu après minuit, mission accomplie, le Cossack vide les lieux et met le cap sur l’Angleterre, où les ex-prisonniers vont bien entendu être accueillis sous les vivats de la foule.
Les Britanniques ne comptent qu’un seul blessé dans leurs rangs; les Allemands déplorent huit morts et une dizaine de blessés.
Les Norvégiens n’ont pas tiré un seul coup de feu, se contentant d’observer la scène depuis leurs petits torpilleurs…





