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| L'emploi de destroyers pour transporter les troupes allait s'avérer fort coûteux pour la Kriegsmarine |
Plutôt que de recourir à des navires de débarquement spécialisés - que la Kriegsmarine ne possède de toute manière pas - ainsi qu’à de véritables transporteurs de troupes (ou à des cargos ou paquebots convertis en transporteurs de troupes), le grand-amiral Raeder a plutôt décidé d’utiliser ses grands navires de guerre, et en particulier ses destroyers, ce qui, comme nous allons le voir, et comme les Japonais en feront eux-mêmes bientôt l’expérience dans le Pacifique, présente en définitive bien plus d’inconvénients que d’avantages !
Pour Raeder, la clé du succès de Weserübung repose sur la surprise et, surtout, la rapidité : il faut en effet arriver en Norvège avant les Anglais,… et il faut réussir à y débarquer des troupes avant que la Royal Navy, numériquement très supérieure, soit en mesure de s’y opposer !
Et à Oslo, si l’on fait vite, on parviendra sans doute également à s’emparer du Roi Haakon VII et de la plupart des parlementaires norvégiens, ce qui devrait alors permettre une occupation plus facile, et plus sereine, du pays.
Dans cette logique, avec leur grande vitesse, leur extrême maniabilité, et leur tirant d’eau relativement faible, les destroyers s’imposent comme une évidence.
Reste que non contents de siphonner le mazout à une allure effrayante, ces fringants lévriers des mers ne pourront chacun transporter que quelques centaines de soldats au maximum, un strict minimum d’équipements, de munitions et de vivres, mais aucune arme lourde, ce qui rendra dès lors les troupes très vulnérables si la résistance des Norvégiens s’avère plus coriace que prévu… ou si Britanniques et Français sont en mesure de venir rapidement en aide à ces derniers, en déposant eux-mêmes des hommes sur le rivage…



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