… en norvégien comme dans la langue anglaise, un "Quisling" désigne aujourd’hui encore un "traitre" et même, pourrait-on dire, le "traitre-par-excellence"
Il faut dire que durant la guerre, l’intéressé n’a rien fait pour se rendre populaire !
Rien ne prédestinait pourtant Vidkun Abraham Lauritz Jonnsøn Quisling, né à Fyresdal (Norvège) le 18 juillet 1887, à devenir l’incarnation-même de l’infamie : fils d’un pasteur, et excellent élève, il a modestement rejoint les rangs de l’armée norvégienne en 1905, et y est devenu capitaine avant d’être muté comme attaché militaire à Pétrograd (ex Saint-Petersourg) en mars 1918, puis d’œuvrer durant plusieurs années dans le domaine humanitaire aux côtés, et à la demande, de son célèbre compatriote, l’explorateur polaire, et futur Prix Nobel de la Paix, Fridtjof Nansen.
Tout comme Nansen, Quisling s’est également initié à la Diplomatie et même au Renseignement pour le compte… des Britanniques (1) qui, en 1929, et pour services rendus, lui ont décerné le titre de Commandeur de l’Ordre de l'Empire… qu'ils révoqueront en 1940.
Les années 1930 marquent en revanche une rupture décisive, que l'on pourrait même qualifié de "passage du côté obscur" puisque Quisling, jusque-là proche des idéaux socialistes, et même bolcheviques, se rapproche rapidement de la droite, et même de la droite extrême, au point d’ailleurs de fonder son propre mouvement, le Nordisk folkereisning i Norge, ou "Soulèvement populaire nordique en Norvège", ouvertement raciste et anti-communiste.
En 1931, Quisling, qui a le vent en poupe, est même nommé Ministre de la Défense, poste qu’il conserve, malgré des controverses de plus en plus nombreuses, jusqu’en mars 1933
Mais alors que son ascension vers le Pouvoir parait à présent irrésistible, à l’instar de celle d’un certain… Adolf Hitler, Quisling entame au contraire sa descente aux enfers : en octobre de la même année, le Nordisk folkereisning i Norge, entretemps devenu Nasjonal Samling, c-à-d "Rassemblement national", ne récolte en effet que 2% des suffrages
En 1936, le résultat des élections est plus pitoyable encore : malgré tous les efforts de Quisling, le Nasjonal Samling végète plus que jamais dans les profondeurs du classement,… et semble plus que jamais condamné à y demeurer.
(1) la Grande-Bretagne avait rompu ses relations diplomatiques avec l’URSS en 1927, et alors choisi de se faire représenter par la Norvège.
Il faut dire que durant la guerre, l’intéressé n’a rien fait pour se rendre populaire !
Rien ne prédestinait pourtant Vidkun Abraham Lauritz Jonnsøn Quisling, né à Fyresdal (Norvège) le 18 juillet 1887, à devenir l’incarnation-même de l’infamie : fils d’un pasteur, et excellent élève, il a modestement rejoint les rangs de l’armée norvégienne en 1905, et y est devenu capitaine avant d’être muté comme attaché militaire à Pétrograd (ex Saint-Petersourg) en mars 1918, puis d’œuvrer durant plusieurs années dans le domaine humanitaire aux côtés, et à la demande, de son célèbre compatriote, l’explorateur polaire, et futur Prix Nobel de la Paix, Fridtjof Nansen.
Tout comme Nansen, Quisling s’est également initié à la Diplomatie et même au Renseignement pour le compte… des Britanniques (1) qui, en 1929, et pour services rendus, lui ont décerné le titre de Commandeur de l’Ordre de l'Empire… qu'ils révoqueront en 1940.
Les années 1930 marquent en revanche une rupture décisive, que l'on pourrait même qualifié de "passage du côté obscur" puisque Quisling, jusque-là proche des idéaux socialistes, et même bolcheviques, se rapproche rapidement de la droite, et même de la droite extrême, au point d’ailleurs de fonder son propre mouvement, le Nordisk folkereisning i Norge, ou "Soulèvement populaire nordique en Norvège", ouvertement raciste et anti-communiste.
En 1931, Quisling, qui a le vent en poupe, est même nommé Ministre de la Défense, poste qu’il conserve, malgré des controverses de plus en plus nombreuses, jusqu’en mars 1933
Mais alors que son ascension vers le Pouvoir parait à présent irrésistible, à l’instar de celle d’un certain… Adolf Hitler, Quisling entame au contraire sa descente aux enfers : en octobre de la même année, le Nordisk folkereisning i Norge, entretemps devenu Nasjonal Samling, c-à-d "Rassemblement national", ne récolte en effet que 2% des suffrages
En 1936, le résultat des élections est plus pitoyable encore : malgré tous les efforts de Quisling, le Nasjonal Samling végète plus que jamais dans les profondeurs du classement,… et semble plus que jamais condamné à y demeurer.
(1) la Grande-Bretagne avait rompu ses relations diplomatiques avec l’URSS en 1927, et alors choisi de se faire représenter par la Norvège.





