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| La tombe de Hans Langsdorff, à Buenos Aires, au cimetière de la Chacarita |
Le 19 décembre, Hans Langsdorff, qui s’est réfugié en Argentine avec les marins de l’équipe de sabordage, écrit à l’ambassadeur d’Allemagne
"Pour un commandant conscient de son Honneur, il va sans dire que le destin personnel ne peut se séparer de celui de son navire.
(…) Je porte seul la responsabilité du sabordage du Panzerschiff Admiral Graf Spee. Je suis heureux de payer de ma vie tout ce qui pourrait porter atteinte à l’Honneur du drapeau.
J'affronterai mon destin avec une foi inébranlable en la cause et en l'avenir de la Nation et de mon Führer"
Le lendemain, dans sa chambre d’hôtel de Buenos Aires, et sur l’ancien pavillon noir, blanc, rouge et à croix de fer de la Kaiserliche Marine (1), l’ultime commandant du Graf Spee se suicide d’une balle dans la tête.
Enterré avec tous les honneurs militaires, et en présence de plusieurs officiers britanniques, au Cimetière de la Chacarita, à Buenos Aires, où il repose encore aujourd'hui, Hans Langdorff n’était pas un nazi, mais un simple officier de carrière allemand, entré sous les drapeaux à l’époque de la Marine impériale.
"C’était un officier d’une haute valeur morale. Tous ceux qui furent ses prisonniers à bord du Graf Spee furent unanimes à se louer de la façon chevaleresque dont il les avait traités" (2)
En cette drôle de guerre, et en tout cas sur mer, la Chevalerie a encore un sens, et ce dans les deux camps, mais cette Chevalerie est, malheureusement, amenée à progressivement disparaître au fil des mois…
(1) une controverse existe sur la nature du pavillon, certains estimant qu’il s’agissait en fait du pavillon de bataille du Graf Spee
(2) Mordal, op cit, pp 146-147

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