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| Narvik : une action "périphérique" dans la longue tradition britannique... |
… historiquement, la principale force de la Grande-Bretagne a toujours résidé dans sa Marine de Guerre plutôt que dans son Infanterie, presque toujours inférieure à ses rivales européennes du moment.
Ce constat a très vite poussé les responsables britanniques à éviter autant que possible les affrontements directs et massifs contre leurs adversaires, et à tenter de l’emporter par des moyens détournés et limités.
Prenant tantôt la forme de blocus navals, tantôt d’opérations menées sur les flancs ou les arrières de l’ennemi, ces actions "périphériques" n’offraient évidemment aucune chance de succès rapide, ni même aucune garantie de succès tout court, mais avaient en revanche l’avantage d’épargner de nombreuses vies humaines, et donc de ménager une Infanterie de toute manière incapable de l’emporter autrement.
Au début de 1915, Churchill, qui avait personnellement assisté aux affrontements terrestres aussi massifs qu’improductifs et sanglants menés sur le Front ouest, avait tout naturellement renoué avec cette longue tradition britannique, en se faisant le promoteur d’une action elle aussi "périphérique", la Campagne des Dardanelles, laquelle visait tout à la fois, avec fort peu de moyens et même, au départ, aucune Infanterie du tout, à venir en aide à l’allié russe en difficultés, et à prendre l’ennemi allemand et austro-hongrois à revers.
Cette action s’était hélas rapidement enlisée, avait fini par déboucher sur un épouvantable fiasco fort coûteux en vies humaines (1), et n’avait en rien mis un terme ni raccourci d’une seule minute les affrontements et les tueries sur le Front ouest, lesquels s’étaient au contraire poursuivi trois années de plus.
Avec son projet de minage et finalement de débarquement sur les côtes norvégiennes, Churchill ne fait aujourd’hui que perpétuer la tradition,... et transposer en Scandinavie une idée déjà tentée par lui-même en Turquie lors de la guerre précédente.
Ce constat a très vite poussé les responsables britanniques à éviter autant que possible les affrontements directs et massifs contre leurs adversaires, et à tenter de l’emporter par des moyens détournés et limités.
Prenant tantôt la forme de blocus navals, tantôt d’opérations menées sur les flancs ou les arrières de l’ennemi, ces actions "périphériques" n’offraient évidemment aucune chance de succès rapide, ni même aucune garantie de succès tout court, mais avaient en revanche l’avantage d’épargner de nombreuses vies humaines, et donc de ménager une Infanterie de toute manière incapable de l’emporter autrement.
Au début de 1915, Churchill, qui avait personnellement assisté aux affrontements terrestres aussi massifs qu’improductifs et sanglants menés sur le Front ouest, avait tout naturellement renoué avec cette longue tradition britannique, en se faisant le promoteur d’une action elle aussi "périphérique", la Campagne des Dardanelles, laquelle visait tout à la fois, avec fort peu de moyens et même, au départ, aucune Infanterie du tout, à venir en aide à l’allié russe en difficultés, et à prendre l’ennemi allemand et austro-hongrois à revers.
Cette action s’était hélas rapidement enlisée, avait fini par déboucher sur un épouvantable fiasco fort coûteux en vies humaines (1), et n’avait en rien mis un terme ni raccourci d’une seule minute les affrontements et les tueries sur le Front ouest, lesquels s’étaient au contraire poursuivi trois années de plus.
Avec son projet de minage et finalement de débarquement sur les côtes norvégiennes, Churchill ne fait aujourd’hui que perpétuer la tradition,... et transposer en Scandinavie une idée déjà tentée par lui-même en Turquie lors de la guerre précédente.
Puisqu'on ne dispose pas et ne disposera peut-être jamais, à l'Ouest, d'assez de moyens pour l'emporter directement contre l'Allemagne dans une offensive terrestre aussi frontale que massive, pourquoi ne pas tenter de lui couper les vivres, ou plus exactement le fer, en l'attaquant indirectement au Nord, avec de nombreux navires de guerre et les quelques troupes que l'on parviendra à dénicher ici et là ?
Reste à voir ce qu'en pensent les Allemands...
(1) sur la Campagne des Dardanelles : Saviez-vous que… Gallipoli






