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| Le Graf Spee, à Montevideo. Notez les éclats de shrapnels et l'hydravion incendié sur la catpulte |
Alors que peut-il encore faire ?
En pratique, ses choix se limitent à trois possibilités : se laisser interner et désarmer sur place; quitter Montevideo et se réfugier cette fois dans un port argentin; ou alors reprendre la mer en direction de l’Atlantique,… et y affronter les trois croiseurs britanniques qui l’attendent imperturbablement à la sortie de l’estuaire.
La première possibilité - se laisser interner et désarmer - est exclue par principe, d’abord parce qu’elle représenterait, pour la Kriegsmarine, pour l’Allemagne, et aussi pour Hitler lui-même (!), une humiliation intolérable, et ensuite parce qu’elle permettrait sans doute aux Britanniques de monter à un moment ou un autre à bord du Graf Spee, et d’en percer ainsi les différents secrets.
L’option argentine est évidemment plus séduisante,… mais seulement sur le papier.
Car si le gouvernement de Buenos Aires est de fait plus favorable au Reich que celui de Montevideo, on voit mal comment celui-ci pourrait à présent accorder au Graf Spee, et justifier auprès des Britanniques comme de l’opinion publique internationale, un délai de plusieurs semaines alors qu’une commission technique uruguayenne vient tout juste d’estimer que trois jours suffiraient à ce dernier pour reprendre la mer !
Ne reste donc plus que la troisième possibilité.
Mais avec quelles chances de succès ?






