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| Narvik, avant-guerre : le point de passage déjà obligé du fer suédois |
(…) L’arrêt de l'approvisionnement en minerai depuis la Norvège vers l'Allemagne doit être une opération offensive majeure de la guerre" (sic)
"Aucune autre mesure", ajoute-t-il, "ne nous est en effet offerte pour les nombreux mois à venir qui nous procurerait une si bonne occasion d'abréger le gaspillage et la destruction de ce conflit, ou peut-être même de prévenir les vastes massacres qui frapperont inévitablement les principales armées.
(…) L'acheminement du minerai depuis Narvik doit être stoppé par la pose d'une série de petits champs de mines dans les eaux territoriales norvégiennes, et ce en deux ou trois points les plus appropriés de la côte, au plus près du rivage, ce qui forcera alors les navires transportant du minerai vers l'Allemagne à quitter les eaux territoriales [norvégiennes] pour la haute mer, où, s'ils sont allemands, ils seront saisis comme prises de guerre, ou, s'ils sont neutres, soumis à notre contrôle de la contrebande".
A n'en point douter, Winston is back,… mais autant en Grande-Bretagne qu’en France, personne n’est désireux de se lancer dans une opération militaire qui, même limitée au mouillage de quelques mines, constituerait bel et bien une violation flagrante de la souveraineté de la Norvège, et donc un casus belli pour cette dernière !
Churchill, pourtant, ne se décourage pas et, au fil des semaines, remet inlassablement sur la table l’idée d’un minage des côtes norvégiennes et, bientôt, celle d’un véritable débarquement de troupes britanniques, françaises mais aussi… polonaises (1)
(1) après la fin des combats en Pologne, le 6 octobre 1939, plus de 100 000 soldats et officiers polonais avaient réussi à rallier la Grande-Bretagne et la France afin d’y poursuivre la lutte






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