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| Tourelles avant de l'Exeter, après la bataille. Notez également les éclats au niveau de la passerelle |
De fait, dès 06h23, un premier "near miss" provoque d’importants dégâts sur la plage arrière de l’Exeter, et déclenche un début d’incendie qui force à jeter les deux hydravions du croiseur à la mer.
Encore trois minutes, et un autre 280mm explose cette fois sur la tourelle numéro 2, la met irrémédiablement hors service, et, surtout, projette d’innombrables éclats qui transforment la passerelle en passoire et tuent instantanément tous ceux qui s’y trouvent, à l’exception de trois hommes, dont le commandant lui-même, qui se voit néanmoins réduit, pour tout le reste de la bataille, à diriger son croiseur depuis la passerelle arrière, avec un simple compas de navigation, et en transmettant ses ordres par messagers car les communications sont désormais coupées dans tous les compartiments du navire !
Et le calvaire du malheureux Exeter n’est pas terminé puisque, dix minutes plus tard, deux autres obus de 280mm le frappent de plein fouet, le premier au niveau de la tourelle numéro 1, qui se tait aussitôt, le second au niveau de la coque.
Pour répliquer au Graf Spee, ne reste donc plus que la tourelle numéro 3, à l’arrière, mais qui, le contrôle de tir central ayant été détruit, doit toutefois opérer "à vue"… ou plus exactement avec un officier perché sur son toit et qui, avec de simples jumelles, s’efforce de diriger le tir avec une précision, on s’en doute, très relative !
De toute manière, la gîte du croiseur, qui atteint 7 degrés sur tribord, est telle qu’elle va bientôt bloquer le mécanisme de rotation de la tourelle, et la rendre à son tour inopérante.
Même si ses machines sont intactes, l'Exeter est à présent en très mauvaise posture...



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