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| Les torpilleurs allemands à l'attaque. Plusieurs d'entre-eux n'en reviendront pas... |
Mais au lieu d’abattre vers la droite, c-à-d par la proue et vers les Allemands, Jellicoe décide plutôt de le faire vers la gauche, c-à-d par la poupe et dans la direction opposée à ceux-ci !
En terme de surface offerte aux torpilles, la différence est parfaitement négligeable, mais pour l’issue de toute cette bataille, elle est au contraire décisive !
Car au lieu de continuer à se rapprocher des cuirassés de Scheer, et d’achever les croiseurs de bataille de Hipper complètement au bout de leur rouleau, les navires de Jellicoe s’en éloignent au contraire mètre après mètre !
Aucune torpille ne touche, ce qui du point de vue de Jellicoe est assurément l’essentiel, mais à 19h45, lorsque ce dernier ordonne de remettre le cap au sud-ouest, les navires de son adversaire lui ont repris plus de 4 000 mètres, et sont à présent hors de portée !
Comme l'écrira un historien britannique, "Vingt-huit torpilles et la ferme détermination de ne faire courir aucun risque à sa flotte de ligne, venaient de dérober à Jellicoe le pouvoir de remporter une victoire décisive" (1)
Car à 19h45, la visibilité, déjà fort précaire, est réduite à presque rien !
Comment retrouver la flotte allemande dans ces conditions ?
(1) cité par Jacques Mordal, op cit, page 112






