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| Hitler et Raeder, en pleine discussion |
Les objections les plus sérieuses émanent du trio Neurath/Blomberg/Fritsch, respectivement Ministre des Affaires étrangères, Ministre de la Guerre et commandant-en-chef de l’Armée de Terre, trois hommes que Hitler, qui supporte tout sauf la contradiction, va rapidement pousser vers la sortie et remplacer dans les semaines suivantes lors de ce qu'on appellera "L'Affaire Blomberg/Fritsch" (1)
Raeder n’est certes pas plus enthousiaste que ces derniers à l’idée de partir en guerre aussi rapidement, c-à-d en pratique à se retrouver engagé dans un nouveau conflit avec la France et la Grande-Bretagne, deux pays dont il est convaincu - n’en déplaisent aux assurances du Führer - qu’ils ne manqueront pas de se porter à la rescousse de leurs alliés tchèques ou polonais.
Mais autant sous la République de Weimar que depuis l'arrivée de Hitler au Pouvoir, le grand-amiral a toujours eu la sagesse de ne pas exprimer trop ouvertement ses opinions personnelles,… ce qui va ainsi lui permettre de conserver son poste jusqu’en janvier 1943 (2)
Reste que s’il n’est pas directement menacé pour l’heure, son énorme programme de réarmement naval est désormais gravement hypothéqué à la suite de cette réunion (3), et même condamné par la guerre à passer bientôt à la trappe…
(2) le 14 janvier 1943, suite au fiasco de la Bataille de la Mer de Barents, Raeder fut contraint à la démission et remplacé par Karl Doenitz : sur ce sujet : Saviez-vous que… le Crépuscule de la Kriegsmarine






