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| Le croiseur léger Southampton |
Sur ces entrefaites, les petits torpilleurs allemands, qui jusqu'ici s'étaient prudemment tenus à l'écart des affrontements entre mastodontes, se sont rués à l'attaque,... immédiatement imités par leurs homologues britanniques.
Dans ce combat entre mouches et éléphants, la mer se met bientôt à grouiller de torpilles, mais les dits éléphants s'en tirent néanmoins sans dommage (1), à l'exception du Seydlitz, qui en encaisse une sans pour autant ralentir son allure.
En définitive, le véritable résultat de toute cette agitation est surtout d'accroître encore un peu plus la fumée, et la confusion, qui règnent dans chaque camp !
Mais c'est alors que le croiseur léger Southampton, à l'avant-garde de l'escadre de Beatty, fait une stupéfiante découverte : en plus de la flotte de Hipper, en route vers le sud, une deuxième flotte allemande, bien plus importante, est en train de monter vers le nord !
C'est Scheer, et c'est toute la Hochseeflotte !
Branle-bas immédiat chez les Britanniques !
Pour Beatty, il n'est évidemment pas question de poursuivre l'engagement contre pareil adversaire : il faut au contraire virer au nord, c-à-d vers Jellicoe et ses propres cuirassés, mais, pour la deuxième fois, la communication entre ses croiseurs de bataille et les super-dreadnought d’Evan Thomas se passe mal, avec pour résultat que, durant plusieurs minutes, ces derniers continuent leur petit bonhomme de chemin vers l'escadre allemande…
(1) cet engagement se traduira néanmoins par la perte de deux torpilleurs dans chaque camp






