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| Le croiseur léger Niobe, en 1901 |
En cette année 1921, le Niobe, lancé en 1899, mis en service en 1901, et figurant parmi les huit croiseurs légers que la Reichsmarine a été autorisée à conserver au lendemain du Traité de Versailles, accuse désormais ses vingt ans, ce qui, selon les termes du Traité, autorise donc la Reichsmarine à entamer son processus de remplacement.
Mais l’affaire n’est pas si simple !
D’abord parce que les plans et toutes les caractéristiques du futur "ersatz Niobe", c-à-d "remplaçant du Niobe", doivent être soumis pour approbation à la Commission de Contrôle alliée, dont les membres français et britanniques n’entendent évidemment pas, trois ans à peine après la fin de la guerre, permettre à la Reichsmarine de disposer d’un nouveau bâtiment offrant une quelconque supériorité sur leurs propres navires.
Or les Allemands, déjà, réclament pour ce nouveau bâtiment un armement composé de huit pièces de 150mm (5.9 pouces) en quatre tourelles doubles,… soit largement plus imposant que les dix canons de 105mm du Niobe originel !
Après de longues discussions, la Commission va finalement autoriser les huit canons… mais en autant de tourelles (!), dès lors éparpillées sur toute la surface du navire (deux à l’avant, deux à l’arrière, et deux sur chaque flanc), disposition fort peu pratique à l’usage, et grevant d'autre part considérablement la puissance de feu.
Et pas question non plus de dépasser le tonnage maximum autorisé, fixé à seulement 6 000 tonnes, ce qui, vu le poids des canons, des tourelles, mais aussi des obus, va inévitablement contraindre ingénieurs et architectes à sacrifier le blindage, mais aussi, déjà, à faire preuve de pas mal de créativité, en recourant notamment, et autant que possible, à la soudure en lieu et place des traditionnels rivets, solution innovante et qui sera reprise, à bien plus large échelle, sur les futurs "cuirassés de poche"






