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| Henry Harwood : l'obligation de se tenir au plus près de son adversaire... |
Pour Harwood, et schématiquement, l’escadron britannique devra impérativement attaquer de deux bords différents en même temps, contraignant ainsi le Panzerschiff soit à répliquer également des deux bords, en divisant inévitablement son tir, dès lors rendu beaucoup moins dévastateur, soit à se concentrer sur un seul bord, en acceptant alors de se livrer sans défense aux coups venant de l’autre bord.
Et bien au-delà de cette tactique, Harwood dispose d’un formidable atout dans sa manche ...
... la possibilité de rameuter d’importants renforts !
Car même s’il parvient à mettre hors de combat l’un ou l’autre de ses adversaires, voire même les trois (!), Langsdorff aura encore un long, très long chemin à faire, et surtout à faire seul (!), pour s’en retourner jusqu’en Allemagne, un chemin où il aura toutes les chances de croiser un voire plusieurs porte-avions ou cuirassé britannique sur sa route,... et d’autant moins de chances d’y survivre qu’il risque fort, après son premier combat au large du Rio de la Plata, d’y avoir lui-même laissé bien des plumes !
En pratique d’ailleurs, et considérée froidement, la perte totale de trois croiseurs pourrait encore être considérée comme une victoire,... en autant qu’elle se traduise au bout du comte par la destruction d’un Panzerschiff : la Royal Navy disposant en effet d’une supériorité numérique écrasante sur une Kriegsmarine dores et déjà condamnée à ne plus mettre en chantier un seul nouveau navire de ligne…
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