![]() |
| Yalta, ou le partage du monde... quoi que puissent en penser les peuples |
… une fois encore, l’agenda politique et militaire des Américains diffère largement de celui de leurs alliés britanniques, français ou hollandais.
Uniquement soucieux, dans l’immédiat, de préserver la vie de leurs propres soldats, et n’éprouvant de toute manière aucune sympathie à l’égard de ces Européens qui ne rêvent que de rebâtir leurs colonies après la guerre, les Américains sont en effet prêts à accorder aux Russes tout ce qu’ils désirent,… même et y compris si les Russes, après la défaite du Japon, se mettent à lorgner les colonies européennes restaurées !
"Washington comprenait fort bien que les Russes ne se battraient pas à moins qu'ils ne reçoivent un butin tangible en retour.
Pour vaincre les nazis, l'Union soviétique avait déjà contribué vingt-cinq fois au sacrifice humain consenti par tous les Alliés occidentaux réunis. A Yalta, après des mois de tergiversations, Staline présenta sa facture pour un engagement en Orient.
Moscou voulait obtenir du Japon les îles Kouriles et le sud de la Sakhaline; de la Chine, le bail de Port Arthur, l'accès à Dalian en tant que port franc (1), le contrôle du chemin de fer du sud de la Mandchourie et la reconnaissance de la souveraineté russe sur la Mongolie extérieure.
Le 8 février 1945, au cinquième jour de la conférence, Roosevelt accepta les conditions de Moscou. Le président américain agit ainsi avec une insouciance toute coloniale, octroyant d'importantes concessions territoriales chinoises sans même consulter le gouvernement chinois" (2)
(1) Port Arthur et Dalian avait été conquises par le Japon lors de la guerre russo-japonaise de 1905
(2) Hastings, op cit
Uniquement soucieux, dans l’immédiat, de préserver la vie de leurs propres soldats, et n’éprouvant de toute manière aucune sympathie à l’égard de ces Européens qui ne rêvent que de rebâtir leurs colonies après la guerre, les Américains sont en effet prêts à accorder aux Russes tout ce qu’ils désirent,… même et y compris si les Russes, après la défaite du Japon, se mettent à lorgner les colonies européennes restaurées !
"Washington comprenait fort bien que les Russes ne se battraient pas à moins qu'ils ne reçoivent un butin tangible en retour.
Pour vaincre les nazis, l'Union soviétique avait déjà contribué vingt-cinq fois au sacrifice humain consenti par tous les Alliés occidentaux réunis. A Yalta, après des mois de tergiversations, Staline présenta sa facture pour un engagement en Orient.
Moscou voulait obtenir du Japon les îles Kouriles et le sud de la Sakhaline; de la Chine, le bail de Port Arthur, l'accès à Dalian en tant que port franc (1), le contrôle du chemin de fer du sud de la Mandchourie et la reconnaissance de la souveraineté russe sur la Mongolie extérieure.
Le 8 février 1945, au cinquième jour de la conférence, Roosevelt accepta les conditions de Moscou. Le président américain agit ainsi avec une insouciance toute coloniale, octroyant d'importantes concessions territoriales chinoises sans même consulter le gouvernement chinois" (2)
(1) Port Arthur et Dalian avait été conquises par le Japon lors de la guerre russo-japonaise de 1905
(2) Hastings, op cit

1 commentaire:
Bonjour!
Cette "addition" présentée par le peu sympathique Staline est cependant l'occasion de rappeler à quel point le 2° Guerre mondiale a été consommatrice de chair à canon russe.(on cite souvent un chiffre de 25 millions de morts).
La guerre en Russie était beaucoup moins "High-tech" que la guerre aéronavale du Pacifique mais aussi beaucoup plus coûteuse en vies humaines.
La Russie a bénéficié de quantités massives d'armes Made in USA (même si sa propre industrie s'était mise à niveau en catastrophe , avec le char T34 ou les avions de chasse Yak).
Les occidentaux fournissaient les armes contre les nazis mais la "Main d'Oeuvre" était soviétique.
Publier un commentaire