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| Le Pacte nippo-soviétique du 13 avril 1941 : neutres jusqu'à ce qu'on en décide autrement... |
"Le 22 février, l'ambassadeur du Japon à Moscou, Naotake Sato, ancien ministre des Affaires étrangères, rendit visite à Vyacheslav Molotov, ministre des Affaires étrangères de Staline, à son retour de la Conférence de Yalta.
Sato se vit garantir que les relations bilatérales russo-japonaises, et l'avenir du pacte de neutralité des deux pays, n'avaient rien à voir avec les Américains et les Britanniques.
Cette pâle tromperie fut accueillie avec satisfaction à Tokyo. Le Japon avait besoin de toute la bonne volonté russe afin de sauver son empire chancelant, au moment précis où Staline s’était lui-même secrètement engagé à le piller" (1)
Car Staline, en qui les Japonais ont placé tous leurs espoirs en vue de pourparlers de paix avec les États-Unis, n’a en vérité aucune envie de voir celle-ci se concrétiser,... puisqu’il se verrait alors privé d’un prétexte pour entrer lui-même en guerre et s’approprier une part du butin japonais !
"Les Russes (…) avaient désormais le plus grand intérêt possible à ce que les Japonais continuent à se battre. Si Tokyo faisait la paix avec Washington avant que Staline n'ait déplacé ses armées vers l’Est et soit prêt à déclarer la guerre, les Américains pourraient revenir sur le butin promis à Yalta » (2)
(1) et (2) Hastings, op cit

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