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| Yalta : Churchill n'a plus rien à dire, Roosevelt est mourant, et Staline rêve à d'autres conquêtes |
… en septembre 1944, puis à nouveau en février 1945, à Yalta, Staline a d’ailleurs personnellement promis à Roosevelt et Churchill de lancer pas moins de "soixante divisions" contre le Japon, et ce "dans les trois mois suivant la Capitulation allemande"
Cette promesse a naturellement été accueillie avec la plus grande satisfaction par les deux hommes, et en particulier par l’Américain, littéralement tétanisé par la perspective des pertes que ne manquerait pas de provoquer une invasion du Japon.
Pour Roosevelt, et pour les généraux américains, chaque soldat japonais tué par l’Armée rouge en Chine ou en Mandchourie est évidemment un soldat japonais que n’aura pas à affronter l’US Army au Japon !
Le 6 août 1945, soit à peine deux jours avant le bombardement d’Hiroshima, le Grand Douglas MacArthur sera plus explicite encore, en déclarant carrément, bien que "off records", que "chaque Russe qui sera tué est un Américain qui n’aura pas à l’être" !
Bien qu’adhérant entièrement, et ne serait-ce que pour l’avoir eux-mêmes copieusement pratiqué depuis 1941, à cette philosophie du "mieux vaut le sang russe que le sang occidental", Churchill et les Britanniques n’en ont pas moins immédiatement entrevu un considérable prix à payer pour eux-mêmes mais aussi pour leurs alliés français et hollandais, dont les colonies, qu’ils entendent tous reprendre comme si de rien n’était au lendemain de la Capitulation japonaise, ne manqueront pas alors de se retrouver sous l’influence et la menace directe des Soviets (!), un argument que balayent en revanche les Américains, lesquels, à l’image du général Joseph Swing, commandant de la 11ème Aéroportée, écrira que "Tout le monde veut les Rouges dès qu'il viendront et plus il y en aura, mieux ce sera. Quant à ce que l'oncle Joe Staline obtiendra en Asie… eh bien, il exigera et obtiendra probablement tout ce qu'il veut" (2)
(1) Hastings, op cit
Cette promesse a naturellement été accueillie avec la plus grande satisfaction par les deux hommes, et en particulier par l’Américain, littéralement tétanisé par la perspective des pertes que ne manquerait pas de provoquer une invasion du Japon.
Pour Roosevelt, et pour les généraux américains, chaque soldat japonais tué par l’Armée rouge en Chine ou en Mandchourie est évidemment un soldat japonais que n’aura pas à affronter l’US Army au Japon !
Le 6 août 1945, soit à peine deux jours avant le bombardement d’Hiroshima, le Grand Douglas MacArthur sera plus explicite encore, en déclarant carrément, bien que "off records", que "chaque Russe qui sera tué est un Américain qui n’aura pas à l’être" !
Bien qu’adhérant entièrement, et ne serait-ce que pour l’avoir eux-mêmes copieusement pratiqué depuis 1941, à cette philosophie du "mieux vaut le sang russe que le sang occidental", Churchill et les Britanniques n’en ont pas moins immédiatement entrevu un considérable prix à payer pour eux-mêmes mais aussi pour leurs alliés français et hollandais, dont les colonies, qu’ils entendent tous reprendre comme si de rien n’était au lendemain de la Capitulation japonaise, ne manqueront pas alors de se retrouver sous l’influence et la menace directe des Soviets (!), un argument que balayent en revanche les Américains, lesquels, à l’image du général Joseph Swing, commandant de la 11ème Aéroportée, écrira que "Tout le monde veut les Rouges dès qu'il viendront et plus il y en aura, mieux ce sera. Quant à ce que l'oncle Joe Staline obtiendra en Asie… eh bien, il exigera et obtiendra probablement tout ce qu'il veut" (2)
(1) Hastings, op cit

1 commentaire:
Churchill était encore plus anti soviétique qu'anti nazi : On connaît sa célébre réplique à propos de l'invasion "Barbarossa" en Russie "Si Hitler envahissait l'enfer, je ferais au moins une référence favorable au Diable dans un discours à la Chambre des Communes..."
Churchill était avant tout un impérialiste à l'ancienne (conquête territoriale) alors que l'impérialisme U.S. état avant tout un impérialisme économique
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