| Soldats soviétiques examinant du matériel japonais détruit au Nomohan, janvier 1939 |
… les Nations, a-t-on coutume de dire, n’ont aucun ami mais seulement des intérêts, lesquels, peut-on ajouter, fluctuent constamment selon les humeurs et circonstances du moment.
Au début du 20ème siècle, comme nous l’avons vu, la Russie tsariste s’est heurtée au Japon dans une succession de violents affrontements qui ont trouvé leur épilogue lors de la Bataille de Tsushima, laquelle s’est soldée par une victoire japonaise si écrasante qu’elle a valu à la Russie la perte de la quasi-totalité de sa Marine de Guerre, mais aussi de ses possessions, et ambitions, en Asie.
Une génération plus tard, et comme nous l'avons vu également, la Russie, entretemps devenue URSS et communiste, s’est retrouvée opposée au Japon lors de multiples escarmouches au Nomohan, lesquels ont cette fois finalement tourné à son avantage, et contraint le Japon à reporter désormais vers le Sud tous ses espoirs d’expansion.
A peine deux ans plus tard, cette même URSS s’est retrouvée en guerre contre l’Allemagne nazie,... par ailleurs alliée du Japon, mais celui-ci, peut-être échaudé par sa dernière expérience, est demeuré neutre, ce qui a dès lors permis à l’URSS d’expédier à l’Ouest, donc contre l’Allemagne, la plus grande partie de ses effectifs militaires jusque-là stationnés à l’Est, contre le Japon.
Et, échange de bons procédés, lorsque le Japon, six mois plus tard, s’est lui-même retrouvé en guerre contre les États-Unis et la Grande-Bretagne,… alliés de l’URSS, celle-ci est à son tour demeurée neutre (!), ce qui a ensuite permis aux forces japonaises stationnées en Mandchourie de passer les quatre années suivantes dans une atmosphère de quasi villégiature !
Au début du 20ème siècle, comme nous l’avons vu, la Russie tsariste s’est heurtée au Japon dans une succession de violents affrontements qui ont trouvé leur épilogue lors de la Bataille de Tsushima, laquelle s’est soldée par une victoire japonaise si écrasante qu’elle a valu à la Russie la perte de la quasi-totalité de sa Marine de Guerre, mais aussi de ses possessions, et ambitions, en Asie.
Une génération plus tard, et comme nous l'avons vu également, la Russie, entretemps devenue URSS et communiste, s’est retrouvée opposée au Japon lors de multiples escarmouches au Nomohan, lesquels ont cette fois finalement tourné à son avantage, et contraint le Japon à reporter désormais vers le Sud tous ses espoirs d’expansion.
A peine deux ans plus tard, cette même URSS s’est retrouvée en guerre contre l’Allemagne nazie,... par ailleurs alliée du Japon, mais celui-ci, peut-être échaudé par sa dernière expérience, est demeuré neutre, ce qui a dès lors permis à l’URSS d’expédier à l’Ouest, donc contre l’Allemagne, la plus grande partie de ses effectifs militaires jusque-là stationnés à l’Est, contre le Japon.
Et, échange de bons procédés, lorsque le Japon, six mois plus tard, s’est lui-même retrouvé en guerre contre les États-Unis et la Grande-Bretagne,… alliés de l’URSS, celle-ci est à son tour demeurée neutre (!), ce qui a ensuite permis aux forces japonaises stationnées en Mandchourie de passer les quatre années suivantes dans une atmosphère de quasi villégiature !
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