… à quelque 600 km du Kyushu, et 1 500 km au sud-ouest de Tokyo,Okinawa représente l’ultime étape avant le Japon proprement dit.
Contrairement à bien d’autres îles déjà conquises par les Américains, Okinawa est une île de grande dimension : toute en longueur, elle s’étire en effet sur plus de 100 km de long, avec une largeur moyenne d’environ 11 km.
Longtemps chinoise, Okinawa a été annexée par le Japon en 1879, de même que tout l’archipel des Ryūkyū. Au printemps de 1945, l’île abrite quelque 100 000 soldats nippons, ainsi que plus de 300 000 civils et constitue, pour une fois, un objectif stratégique de première importance.
"Avant qu'une invasion des îles principales du Japon puisse être tentée, il était évident pour les deux parties que cet avant-poste situé juste au sud était susceptible d'être disputé. Ses aérodromes, à mi-chemin entre Luzon (1) et le Kyushu, devraient être interdits aux Japonais, et sécurisés par les Américains.
Au moment où l'Opération Iceberg fut lancée au printemps 1945, elle n’était perçue à Washington que comme un préliminaire à la bataille décisive qui devait suivre, pour les îles principales du Japon.
De même à Tokyo, la défense d'Okinawa était jugée vitale pour la stratégie visant à arracher une paix négociée. Les dirigeants nippons et l’Empereur se disaient que si les États-Unis se voyaient contraints de payer un prix exorbitant pour s’emparer d’une seule île au large des côtes japonaises, ils en concluraient que le prix de l'invasion du Kyushu et du Honshu serait bien trop élevé pour être supportable.
Ils avaient raison dans leur analyse, mais se trompaient complètement sur ses implications" (1)
Contrairement à bien d’autres îles déjà conquises par les Américains, Okinawa est une île de grande dimension : toute en longueur, elle s’étire en effet sur plus de 100 km de long, avec une largeur moyenne d’environ 11 km.
Longtemps chinoise, Okinawa a été annexée par le Japon en 1879, de même que tout l’archipel des Ryūkyū. Au printemps de 1945, l’île abrite quelque 100 000 soldats nippons, ainsi que plus de 300 000 civils et constitue, pour une fois, un objectif stratégique de première importance.
"Avant qu'une invasion des îles principales du Japon puisse être tentée, il était évident pour les deux parties que cet avant-poste situé juste au sud était susceptible d'être disputé. Ses aérodromes, à mi-chemin entre Luzon (1) et le Kyushu, devraient être interdits aux Japonais, et sécurisés par les Américains.
Au moment où l'Opération Iceberg fut lancée au printemps 1945, elle n’était perçue à Washington que comme un préliminaire à la bataille décisive qui devait suivre, pour les îles principales du Japon.
De même à Tokyo, la défense d'Okinawa était jugée vitale pour la stratégie visant à arracher une paix négociée. Les dirigeants nippons et l’Empereur se disaient que si les États-Unis se voyaient contraints de payer un prix exorbitant pour s’emparer d’une seule île au large des côtes japonaises, ils en concluraient que le prix de l'invasion du Kyushu et du Honshu serait bien trop élevé pour être supportable.
Ils avaient raison dans leur analyse, mais se trompaient complètement sur ses implications" (1)
(1) Philippines
(2) Hastings, op cit

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