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| Soldats australiens, pataugeant dans un marécage de Bougainville, janvier 1945 |
… si la Reconquête des Philippines est une affaire exclusivement américaine, et celle de la Birmanie une affaire essentiellement britannique - encore que très majoritairement indienne sur le plan des effectifs - quel rôle peuvent encore bien jouer les Australiens dans ces derniers mois d’une guerre depuis longtemps perdue par le Japon ?
Totalement dépendants de Washington sur le plan de l’armement comme de la logistique, les Australiens n’ont en vérité d’autre choix que de jouer les utilités là où on veut bien d’eux, et en particulier sur ces îles du Pacifique, comme la Nouvelle-Guinée ou Bougainville où, comme nous l'avons vu, vivotent encore des dizaines de milliers de soldats japonais depuis longtemps coupés de leur métropole, donc rendus inoffensifs.
Dit autrement, les Australiens en sont réduits à faire du "mopping", c-à-d "à passer la serpillière" dans tous les endroits désertés par les Américains et où il n’y a depuis longtemps plus rien, si ce n'est la maladie ou une balle perdue, à gagner !
Mais comme la fonction de simples gardiens de prisons - et a fortiori de prisons où les détenus se sont eux-mêmes enfermés sans qu’il soit même nécessaire de les nourrir ! - n’a rien de franchement enthousiasmant, l’État-major et le gouvernement australien s’ingénient, depuis 1944, et s’ingénieront jusqu’à la Capitulation japonaise (!), à y multiplier des offensives qui ont certes pour avantage d’occuper les troupes et de les arracher au désœuvrement et à l’ennui, mais qui, inévitablement menées avec trop peu de moyens, sont de toute manière condamnées dès le départ à végéter et à coûter de nombreuses vies humaines sans jamais produire le moindre résultat décisif ni véritablement apporter quoi que ce soit à l'effort de guerre allié...
Totalement dépendants de Washington sur le plan de l’armement comme de la logistique, les Australiens n’ont en vérité d’autre choix que de jouer les utilités là où on veut bien d’eux, et en particulier sur ces îles du Pacifique, comme la Nouvelle-Guinée ou Bougainville où, comme nous l'avons vu, vivotent encore des dizaines de milliers de soldats japonais depuis longtemps coupés de leur métropole, donc rendus inoffensifs.
Dit autrement, les Australiens en sont réduits à faire du "mopping", c-à-d "à passer la serpillière" dans tous les endroits désertés par les Américains et où il n’y a depuis longtemps plus rien, si ce n'est la maladie ou une balle perdue, à gagner !
Mais comme la fonction de simples gardiens de prisons - et a fortiori de prisons où les détenus se sont eux-mêmes enfermés sans qu’il soit même nécessaire de les nourrir ! - n’a rien de franchement enthousiasmant, l’État-major et le gouvernement australien s’ingénient, depuis 1944, et s’ingénieront jusqu’à la Capitulation japonaise (!), à y multiplier des offensives qui ont certes pour avantage d’occuper les troupes et de les arracher au désœuvrement et à l’ennui, mais qui, inévitablement menées avec trop peu de moyens, sont de toute manière condamnées dès le départ à végéter et à coûter de nombreuses vies humaines sans jamais produire le moindre résultat décisif ni véritablement apporter quoi que ce soit à l'effort de guerre allié...

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