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| Patrouille britannique traversant une rizière face à un paysan birman indifférent. 13 juillet 1945 |
… Rangoon, 3 mai 1945
Et comme prévu, la population de Rangoon, qui avait copieusement pillé la ville après le départ des Britanniques en 1942, se livre à nouvelle orgie de pillages, histoire de saluer cette fois le départ des Japonais qui, de leur côté, et comme à Manille, mettent pour ainsi dire un point d’honneur à torturer et assassiner tous les civils birmans ou indiens sur lesquels ils peuvent mettre la main.
Le 3 mai, la mousson éclate et plonge la capitale et toute la Birmanie sous des pluies torrentielles qui, durant des semaines, vont considérablement ralentir les opérations.
Le général Slim a gagné son pari, et la Grande-Bretagne a pris une éclatante revanche sur sa déroute de 1942.
Pourtant, sur le papier, les forces japonaises de la région disposent encore de quelque 60 000 hommes, mais en pratique, la Libération de Rangoon marque quasiment la fin de la Campagne de Birmanie, désormais réduite à une succession d’escarmouches qui, jusqu’à la Capitulation, opposeront les hommes de la 14ème Armée aux survivants japonais qui, en petites formations, s’efforcent tant bien que mal, et plutôt mal que bien, en particulier lors de leur désastreuse traversée de la Rivière Sittang, où ils perdront plus de 10 000 hommes en juillet-août (!), de rallier la Thaïlande voisine, sans trop eux-mêmes savoir dans quel but.
Mais si cette Campagne de Birmanie se solde donc par une victoire britannique, c’est aussi, et surtout une Victoire à la Pyrrhus.
"Un ancien officier de district britannique, revenu au pays en 1945, écrivit : "La vieille confiance inconditionnelle avait disparu – des deux côtés. Nous avions été chassés de Birmanie. Les Birmans avaient vu cela se produire. Dit de façon triviale, les choses ne pourraient plus jamais être les mêmes""
(1) Hastings, op cit
Et comme prévu, la population de Rangoon, qui avait copieusement pillé la ville après le départ des Britanniques en 1942, se livre à nouvelle orgie de pillages, histoire de saluer cette fois le départ des Japonais qui, de leur côté, et comme à Manille, mettent pour ainsi dire un point d’honneur à torturer et assassiner tous les civils birmans ou indiens sur lesquels ils peuvent mettre la main.
Le 3 mai, la mousson éclate et plonge la capitale et toute la Birmanie sous des pluies torrentielles qui, durant des semaines, vont considérablement ralentir les opérations.
Le général Slim a gagné son pari, et la Grande-Bretagne a pris une éclatante revanche sur sa déroute de 1942.
Pourtant, sur le papier, les forces japonaises de la région disposent encore de quelque 60 000 hommes, mais en pratique, la Libération de Rangoon marque quasiment la fin de la Campagne de Birmanie, désormais réduite à une succession d’escarmouches qui, jusqu’à la Capitulation, opposeront les hommes de la 14ème Armée aux survivants japonais qui, en petites formations, s’efforcent tant bien que mal, et plutôt mal que bien, en particulier lors de leur désastreuse traversée de la Rivière Sittang, où ils perdront plus de 10 000 hommes en juillet-août (!), de rallier la Thaïlande voisine, sans trop eux-mêmes savoir dans quel but.
Mais si cette Campagne de Birmanie se solde donc par une victoire britannique, c’est aussi, et surtout une Victoire à la Pyrrhus.
"Un ancien officier de district britannique, revenu au pays en 1945, écrivit : "La vieille confiance inconditionnelle avait disparu – des deux côtés. Nous avions été chassés de Birmanie. Les Birmans avaient vu cela se produire. Dit de façon triviale, les choses ne pourraient plus jamais être les mêmes""
(1) Hastings, op cit

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