... sur le grand marché de l'indignation sélective, le plus grave reste encore le comportement de nombreux gouvernements d'États dictatoriaux, qui n'hésitent pas à installer des postes de commandement dans les sous-sols des hôpitaux, des dépôts d'armes dans des édifices religieux, des batteries de canons dans des zones résidentielles, à distribuer des armes aux civils, ou à inciter des militaires à se déguiser en civils.Pour le dictateur, le bénéfice est en effet double. Craignant la "bavure" hautement médiatique, la démocratie occidentale s'abstient d'attaquer ces objectifs pourtant militaires, ou se voit contrainte de les "traiter" avec des moyens technologiques si coûteux qu'ils rendent bientôt la guerre impossible
Et si par extraordinaire la démocratie occidentale bombarde malgré tout, le dictateur n'a plus alors qu'à inviter les innombrables journalistes toujours présents sur place à venir filmer les cadavres atrocement mutilés des pauvres civils innocents, victimes des affreux barbares qui ne savent même pas viser et faire la différence entre un tank et un hôpital...
Il faut dire que les guerres modernes ont tendance à devenir de plus en plus asymétriques, à mettre en présence, d'un côté, une armée conventionnelle lourdement équipée et ligotée par d'innombrables "règles d'engagement", et, de l'autre, une poignée de guerrilleros déguenillés, parfois adolescents ou même enfants, qui ne connaissent d'autre morale que l'action, et se fondent dans la "population civile" aussitôt leur coup accompli...
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