dimanche 2 août 2026

9350 - à la recherche d'un nouveau Traité

Le Scharnhorst : bien plus qu'un autre "cuirassé de poche"
… après l’abandon des deux Panzerschiffe de 19 000 tonnes, à la fin de février 1934, il va s’écouler plus d’un an avant que leurs successeurs - les futurs Scharnhorst et Gneisenau - les remplacent dans les cales de construction.

Les architectes, ingénieurs et responsables de la Reichsmarine doivent en effet s’entendre sur les plans et caractéristiques de ces deux nouveaux Schlachtschiffe,… et les diplomates trouver le moyen de les rendre légaux !

Car voilà bien le problème : même si le Troisième Reich a succédé à la République de Weimar, sa marine de guerre n’en demeure pas moins soumise aux restrictions des Traités précédents, lesquels lui interdisent en particulier de construire, de posséder et de mettre en service des bâtiments de plus de 10 000 tonnes.

Si l’on pouvait encore faire passer les premiers Panzerschiffe pour des "10 000 tonnes" alors qu’ils en avouaient en réalité 2 000 à 3 000 de plus, impossible d’agir de même avec les Schlachtschiffe, qui se veulent répliques au moins égales aux Dunkerque et Strasbourg français de 26 000 tonnes !

Dit autrement, il faut trouver le moyen de conclure un nouveau Traité, qui annulerait les précédents et permettrait enfin à l’Allemagne de construire ce qu’elle veut.

Hitler n’aime pas les traités, qu’il considère comme autant de "chiffons de papier" qui ne l’engagent en réalité à rien, mais qu’il est prêt à signer s’ils lui procurent un avantage momentané,… quitte à les renier dès le lendemain s’il y trouve son compte !

Pour rebâtir la grande armée qui lui permettra un jour de partir à la conquête de son lebensraum, Hitler a impérativement besoin de temps, ce pourquoi il est essentiel de ne pas inciter Français et Britanniques à lui déclarer prématurément la guerre pour violation flagrante des traités navals existants.

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