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| Le croiseur de bataille Hindenburg : seul le haut des superstructures émerge encore |
Branle-bas de combat ! Chacun se précipite vers toutes les embarcations disponibles afin de monter à bord des navires pour, sinon les empêcher de couler, du moins les échouer sur le rivage.
Mais pour la majorité d’entre-eux, il est déjà trop tard : à 17h00, lorsque le croiseur de bataille Hindenbourg s’engloutit à son tour, cinquante-deux des soixante-quatorze navires allemands présents dans la rade ont disparu, dont cinq croiseurs de bataille sur cinq et dix cuirassés sur onze !
Chez les Britanniques, c’est évidemment la consternation, et bientôt la colère car chacun accuse ces infâmes marins allemands d’avoir "rompu l’armistice" (!), ce qui leur vaut d’être aussitôt expédiés dans un camp de prisonniers de guerre, le dernier d’entre-eux, Ludwig von Reuter lui-même, n’étant libéré qu’en janvier 1920.
La Hochseeflotte a vécu, et l’ironie veut que la plus grande partie de celle-ci ait fini au fond de la même baie écossaise qui, durant toute la guerre, avait hébergé son ennemie britannique !
Autre ironie, le seul cuirassé ayant survécu au sabordage, en l’occurence le super-dreadnought Baden, était aussi le dernier cuirassé mis en service par cette même Hochseeflotte.
Sic transit gloria mundi, ainsi passe la Gloire du Monde…

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