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| Le croiseur-cuirassé Good Hope, au Cap, en 1901 |
A l'Île de Paques, où elle se présente le 12 octobre 1914, cela fait maintenant plus de deux mois que les navires de l’amiral Spee cheminent à petite vitesse vers le Cap Horn.
Et jusqu’ici, grâce à l’immensité du Pacifique, et à l’état plus que rudimentaire des moyens de communication alliés, les dits navires ont bénéficié d’une remarquable impunité.
Les choses sont toutefois sur le point de changer car, après le raid sur Papeete du 22 septembre, les Britanniques semblent enfin prendre la menace de cette escadre allemande au sérieux et, ayant désormais une bonne de idée de son cap et de ses intentions, sont décidés à lui barrer le passage au large des côtes chiliennes.
Pour ce faire, et sur le papier, le contre-amiral Christopher Cradock dispose de moyens importants, avec le cuirassé Canopus, les croiseurs-cuirassés Monmouth et Good Hope, le croiseur léger Glasgow, et le croiseur auxiliaire Otranto
En pratique, toutefois, les Monmouth et Good Hope (navire-amiral) sont des navires déjà hors d’âge et surchargés de canons qui le sont encore bien davantage; le Glasgow, bien que récent, jauge à peine 5 000 tonnes et est largement dépassé en puissance de feu par les croiseurs allemands; et l’Otranto n’est quant à lui qu’un ancien paquebot civil reconverti et armé de seulement six pièces de 120mm.
Le principal, et à vrai dire le seul atout, de Cradock est donc le cuirassé Canopus qui, malheureusement, est tout sauf de première jeunesse.

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