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| La canonnière La Zélée, à Papeete, avant la guerre |
Beaucoup de bruit pour rien : irrémédiablement surclassés en portée, en précision ou en simple puissance de feu, les quelques canons français ne peuvent rien contre la force de frappe des navires allemands, qui vont leur régler leur compte les uns après les autres, mais aussi, et au passage, transformer la rade en parc à ferrailles,... et une bonne partie de la ville en amas de ruines fumantes.
Sur ses navires, Spee dispose d’au moins 1 500 hommes, ce qui lui permettrait de constituer et de mettre à terre un détachement capable de l’emporter facilement sur les quelque 200 marins, soldats et gendarmes que possède le lieutenant Maxime Destremau, commandant de la désormais défunte canonnière Zélée, et qui a pris en charge les défenses de l’île.
Le problème, c’est que Destremau, qui sait pourquoi les Allemands sont là, a également ordonné d’incendier les réserves de charbon dès l’arrivée des Scharnhorst et Gneisenau !
Et à présent que les dites réserves sont occupées à se consumer dans des nuages de fumées apocalyptiques, son escadre n’a plus vraiment de raison de demeurer sur place, et se retire peu avant midi, ne laissant derrière elle qu’un spectacle de désolation.
Cap à présent sur Nuku Hiva, autrement dit sur les Marquises, où les attendent le croiseur Nürnberg et le navire de ravitaillement Titania, revenus d’Hawaï avec des nouvelles de la guerre.
Repartis après quelques jours, les trois croiseurs allemands, mais aussi leurs indispensables charbonniers d’accompagnement, arrivent à l’Île de Pâques le 12 octobre, et y retrouvent les croiseurs légers Dresden et Leipzig, avec lequel ils vont maintenant entamer la traversée vers le Chili…

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