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| Les Scharnhorst et Gneisenau : deux "croiseurs-cuirassés" dans le Pacifique |
Avec ses 12 000 tonnes, ses 8 canons de 210mm (mais aussi 6 de 150 et 18 de 88mm), et son léger blindage, le Scharnhorst corresponde alors à l’idée que l’on se fait d’un "croiseur-cuirassé", soit un bâtiment capable d’opérer seul à grande distance, de servir d’éclaireur à la flotte, de surclasser facilement, grâce à son blindage et son puissant armement, tous les destroyers et torpilleurs contemporains, et même, avec une vitesse de pointe d’environ 23 nœuds, d’échapper à un éventuel cuirassé.
Son jumeau Gneisenau l’a rejoint l'année suivante, formant avec lui l’ossature de l’Ostasiengeschwader, ou "Escadron d’Extrême-Orient", qui, au déclenchement de la Première Guerre mondiale, comprend également quatre croiseurs (très) légers d’environ 3 000 tonnes et armés de modestes pièces de 105mm, ainsi qu'une poignées de petites canonnières.
Avec des moyens aussi limités, inutile toutefois d’espérer l’emporter face à une coalition navale regroupant les Britanniques, les Français, les Australiens et même les Japonais qui, après avoir adressé un ultimatum à l’Allemagne le 14 août, lui ont officiellement déclaré la guerre le 23.
A Tokyo, on brigue en effet toutes les colonies allemandes de la région à savoir les îles Marianne, Caroline et Marshall et, bien entendu, les possessions allemandes en Chine, et en particulier… Tsingtao, où l’on se prépare fiévreusement à un siège dont l’issue est toutefois jouée d’avance et qui, débuté le 31 octobre 1914 se terminera le 7 novembre par la totale victoire des troupes japonaises et britanniques acheminées sur place…

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