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| La carcasse renflouée du Gneisenau, à Gdynia, en 1951 |
… le croiseur de bataille Gneisenau, qui avait été victime d’une mine le 12 février 1942, rejoignit Kiel pour des réparations qui devaient durer deux semaines et précéder son propre appareillage pour la Norvège.
Mais dans la nuit du 26 au 27 février, le Bomber Command, qui s’en voulait manifestement de l’avoir lamentablement raté en Mer du Nord, entreprit de le bombarder dans sa cale sèche et, bénéficiant cette fois de la chance qui lui avait si cruellement manqué le 12, réussit à placer une bombe perforante à l’avant de la tourelle A,… provoquant l’explosion des munitions, éventrant toute la partie avant du navire, et éjectant la tourelle elle-même hors de son support !
Et les dégâts étaient même si importants que la Kriegsmarine, plutôt que de chercher à simplement remettre le navire en état, décida de reconstruire sa partie avant avec une toute nouvelle étrave et, tant qu’à y être, de procéder au remplacement - au demeurant prévu de longue date - des trois tourelles triple de 280mm par trois tourelles double de 380mm, analogues à celles des cuirassés Bismarck et Tirpitz.
L’ampleur de ces travaux, mais aussi les nécessités de la guerre, impliquaient toutefois que le croiseur de bataille ne reprendrait pas la mer avant longtemps, et de fait, les dits travaux étaient encore loin d’être achevés en janvier 1943, lorsque Hitler, ulcéré par la désastreuse contre-performance du Lützow et de l’Admiral Hipper contre le convoi britannique JW-51B (1), décida… de ferrailler l’intégralité de la flotte de surface de la Kriegsmarine (!), décision qui entraîna la démission de Raeder et que son successeur, Karl Dönitz parvint toutefois à annuler, mais décision qui sonna néanmoins le glas du Gneisenau, dès lors abandonné à Gotenhafen (2)
Ironiquement, les tourelles B et C du croiseur de bataille, démontées, parvinrent toutefois en Norvège, où elles servirent à renforcer les défenses côtières (3) contre un débarquement britannique… qui ne se matérialisa jamais !
Quant à la coque, désormais inutile, du Gneisenau, celle-ci demeura à Gotenhafen jusqu’en mars 1945, lorsqu’elle fut volontairement coulée pour bloquer l’entrée du port, menacé par l’arrivée de l’Armée rouge.
Renfloué en 1951, ce qui restait alors du Gneisenau fut ensuite expédié à la ferraille, sans autre forme de procès…
(1) sur le sujet : Saviez-vous que… Froid comme l’Enfer
(2) aujourd’hui Gdynia, Pologne
(3) celle de Trondheim, devenue musée, existe encore aujourd’hui
Mais dans la nuit du 26 au 27 février, le Bomber Command, qui s’en voulait manifestement de l’avoir lamentablement raté en Mer du Nord, entreprit de le bombarder dans sa cale sèche et, bénéficiant cette fois de la chance qui lui avait si cruellement manqué le 12, réussit à placer une bombe perforante à l’avant de la tourelle A,… provoquant l’explosion des munitions, éventrant toute la partie avant du navire, et éjectant la tourelle elle-même hors de son support !
Et les dégâts étaient même si importants que la Kriegsmarine, plutôt que de chercher à simplement remettre le navire en état, décida de reconstruire sa partie avant avec une toute nouvelle étrave et, tant qu’à y être, de procéder au remplacement - au demeurant prévu de longue date - des trois tourelles triple de 280mm par trois tourelles double de 380mm, analogues à celles des cuirassés Bismarck et Tirpitz.
L’ampleur de ces travaux, mais aussi les nécessités de la guerre, impliquaient toutefois que le croiseur de bataille ne reprendrait pas la mer avant longtemps, et de fait, les dits travaux étaient encore loin d’être achevés en janvier 1943, lorsque Hitler, ulcéré par la désastreuse contre-performance du Lützow et de l’Admiral Hipper contre le convoi britannique JW-51B (1), décida… de ferrailler l’intégralité de la flotte de surface de la Kriegsmarine (!), décision qui entraîna la démission de Raeder et que son successeur, Karl Dönitz parvint toutefois à annuler, mais décision qui sonna néanmoins le glas du Gneisenau, dès lors abandonné à Gotenhafen (2)
Ironiquement, les tourelles B et C du croiseur de bataille, démontées, parvinrent toutefois en Norvège, où elles servirent à renforcer les défenses côtières (3) contre un débarquement britannique… qui ne se matérialisa jamais !
Quant à la coque, désormais inutile, du Gneisenau, celle-ci demeura à Gotenhafen jusqu’en mars 1945, lorsqu’elle fut volontairement coulée pour bloquer l’entrée du port, menacé par l’arrivée de l’Armée rouge.
Renfloué en 1951, ce qui restait alors du Gneisenau fut ensuite expédié à la ferraille, sans autre forme de procès…
(1) sur le sujet : Saviez-vous que… Froid comme l’Enfer
(2) aujourd’hui Gdynia, Pologne
(3) celle de Trondheim, devenue musée, existe encore aujourd’hui

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