vendredi 3 novembre 2023

7727 - aucune intention de lâcher le morceau

Le Bluebell : typique des corvettes de la 2ème G.M.
... quatre jours plus tard, le convoi retour RA64 appareille à son tour, mais cette fois, les sous-marins allemands sont présents en force et, malgré toutes les tentatives menées par les Soviétiques pour les chasser, les attendent carrément à la sortie !

Une fois encore, ce sont pourtant les escorteurs, et pas les cargos, qui vont faire les frais de leur audace : alors que le sloop Park venait tout juste de grenader et de couler l'U-425, il est lui-même victime d'une torpille acoustique du U-963, qui le transforme en amas de ferrailles.

Peu après l'U-968 s'adjuge pour sa part le Liberty Ship américain Thomas Scott, et l'U-711 la corvette Bluebell, qui éclate comme une grenade et coule en moins de trente secondes, ne laissant qu'un seul survivant sur un équipage de quatre-vingt-six hommes.

Pendant 48 heures, c'est ensuite la tempête qui s'en mêle et disperse largement le convoi qui, le 20 février, est ensuite attaqué sans discontinuer par plusieurs dizaines de bombardiers-torpilleurs de la Luftwaffe, lesquels, une fois de plus, n'obtiennent aucun résultat et doivent même attendre le 23 février avant de réussir enfin à accrocher un cargo à leur palmarès, à savoir l'américain Henry Bacon, trainard du RA64 qui, sans le savoir - et sans évidemment l'avoir voulu ! - va devenir le dernier navire coulé par l'Aviation allemande durant la 2ème G.M.

Le 28 février, le reste du convoi arrive néanmoins au Loch Ewe sans autre incident, mais cette affaire n'en démontre pas moins que, dans l'Arctique du moins, les Allemands n'ont toujours pas la moindre intention de lâcher le morceau, et sont même bien décidés à récidiver dès l'appareillage du convoi suivant...

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