mardi 6 septembre 2022

7314 - le ver dans le fruit

Prisonniers américains, à Corregidor. Les USA sont vaincus, mais pour le Japon tout reste à faire...
… pendant près d’une année, l’infatuation et l’impréparation occidentales offrirent aux Japonais un puissant sentiment d’invincibilité, et leur permirent de se tailler à peu de frais un immense Empire qui, si tout s’était déroulé selon leurs prévisions, ou plutôt selon leurs rêves les plus fous, aurait dû leur permettre de devenir autosuffisants dans tous les domaines, et d’envisager le Futur avec optimisme.

Hélas, le ver était déjà dans le fruit ! 

D’abord parce que, contrairement à ce que l’on avait imaginé, les Occidentaux, ou plus exactement les Américains, n’avaient nullement l’intention, malgré toutes les défaites qu’ils avaient déjà subi et continuaient de subir, de jeter l’éponge et d’accepter une paix de compromis qui aurait laissé au Japon le fruit de ses conquêtes.

Ensuite parce que les États-Unis et leurs Alliés disposaient d’une puissance industrielle sans commune mesure avec celle du Japon, ainsi que de ressources humaines largement supérieures en nombre, lesquelles - en théorie du moins - devenaient même quasiment infinies si on y ajoutait l’apport de millions et de millions de conscrits indiens et chinois.

Et enfin, et peut-être surtout, parce que le Japon ne s’était intéressé qu’à la partie strictement "militaire" de la conquête, et avait totalement négligé son volet "exploitation" !

A la mi-1942, le pays avait certes mis la main sur d’immenses richesses, et en particulier sur tout le pétrole dont il avait besoin et qui lui avait cruellement manqué jusqu’ici,… mais il manquait déjà des moyens, et en particulier des navires, pour les acheminer jusqu’en métropole…

1 commentaire:

Anonyme a dit...

Bonjour,
L'analyse que vous faites est évidente (disparité des forces industrielles en présence) mais les généraux japonais n'ont pas voulu en tenir compte...par contre , l'amiral Yamamoto, lui , en était parfaitement conscient.
Principal concepteur de l'attaque de Pearl Harbour , Yamamoto, qui avait été attaché naval aux USA et connaissait la puissance militaro-industrielle des américains avait dit "Je peux caracoler pendant six mois ou un peu plus...mais après..."