![]() |
| Les soldats japonais en Chine, ou l'Art de gagner toutes les batailles mais jamais la guerre... |
En avril 1944, rappelons-nous, l’État-major japonais avait mobilisé un demi-million de soldats, mais aussi huit cents tanks et des milliers de véhicules et de pièces d’artillerie de tout calibre afin de lancer en Chine une ultime offensive - Ichi -Go - qui, huit mois et 100 000 morts et blessés plus tard (!) avait finalement abouti à créer un seul et unique Front continu, courant de Pékin à Singapour en passant par Hong-Kong, Saïgon et Bangkok.
Mais à peine accompli, ce grandiose dessein s’était immédiatement fracassé contre la cruelle réalité d’une guerre depuis longtemps perdue, et n’avait en réalité fait qu’aggraver la situation militaire d’un Empire qui s’était certes retrouvé plus riche de quelques milliers de km2, mais aussi, et surtout,… avec des lignes de communication démesurément étendues.
En mai de l’année suivante, confronté à la fois à l’impossibilité de défendre ses nouvelles possessions contre les attaques de plus en plus nombreuses de ses adversaires, et à l’absolue nécessité de privilégier le territoire national désormais directement menacé d’une invasion américaine, ce même État-major n’a maintenant plus d’autre choix que d’ordonner le retrait progressif des troupes non seulement de Chine, mais aussi de Mandchourie, d’Indochine et à vrai dire de tous les territoires conquis,… en ce et y compris de ceux qui, comme la Corée, l’avaient été bien avant la guerre !
Au bout du compte, des centaines de milliers d’hommes, mais aussi d’énormes quantités de matériels et de précieuses ressources, ont donc été engloutis en pure perte.
Mais il y a bien plus grave encore…

Aucun commentaire:
Publier un commentaire