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| Okinawa : une guerre de tranchées, évoquant la 1ère G.M. |
… car c’est à l’extrémité sud de l’île que le général Ushijima a rassemblé la quasi-totalité de ses forces - soit plus de 90 000 hommes - et de son artillerie.
Avec les Américains juste en face d’eux, l’océan sur les trois autres côtés, et la reddition comme suprême déshonneur, les Japonais savent qu’ils n’ont d’autre issue que la Mort,... à laquelle ils espèrent néanmoins convier également le plus grand nombre possible d’adversaires, ce qui est d’autant plus envisageable qu’ils disposent ici de positions savamment retranchées et camouflées, de nombreux champs de mines, d’un réseau complexe de tranchées, barbelés et tunnels, le tout concentré sur un Front qui fait moins de 5 km de large !
"En comptant la milice locale, 97 000 Japonais y étaient déployés et entassés dans l'un des périmètres les plus étroits de la guerre. Durant plus de deux mois, soldats et Marines américains allaient attaquer les bunkers et les tranchées d'Ushijima, payant chaque mètre gagné de leur propre chair.
La lutte s’avéra même plus intense que toutes celles que les forces américaines avaient connues jusqu’ici dans le Pacifique. Comme à leur habitude, les Japonais avaient soigneusement choisi leurs positions. Ils possédaient des points d'observation sur les hauteurs, des mitrailleuses dissimulées, des mines et des défenses quasi inexpugnables en cas d'attaque frontale.
Surtout, ils avaient de l’Artillerie et beaucoup de munitions. A Okinawa, l’armée japonaise, souvent à court d'appui-feu, en possédait même en abondance. "La tactique ennemie qui nous a le plus impressionnés fut l'intensité et l'efficacité de leur Artillerie", commenta le capitaine Levi Burcham, "et aussi le fait que leur feu couvrait non seulement notre zone de première ligne mais aussi - expérience nouvelle pour beaucoup d’entre nous - celles situées loin en arrière, comme les dépôts du quartier-maître et autres"(1)
(1) Hastings, op. cit.
Avec les Américains juste en face d’eux, l’océan sur les trois autres côtés, et la reddition comme suprême déshonneur, les Japonais savent qu’ils n’ont d’autre issue que la Mort,... à laquelle ils espèrent néanmoins convier également le plus grand nombre possible d’adversaires, ce qui est d’autant plus envisageable qu’ils disposent ici de positions savamment retranchées et camouflées, de nombreux champs de mines, d’un réseau complexe de tranchées, barbelés et tunnels, le tout concentré sur un Front qui fait moins de 5 km de large !
"En comptant la milice locale, 97 000 Japonais y étaient déployés et entassés dans l'un des périmètres les plus étroits de la guerre. Durant plus de deux mois, soldats et Marines américains allaient attaquer les bunkers et les tranchées d'Ushijima, payant chaque mètre gagné de leur propre chair.
La lutte s’avéra même plus intense que toutes celles que les forces américaines avaient connues jusqu’ici dans le Pacifique. Comme à leur habitude, les Japonais avaient soigneusement choisi leurs positions. Ils possédaient des points d'observation sur les hauteurs, des mitrailleuses dissimulées, des mines et des défenses quasi inexpugnables en cas d'attaque frontale.
Surtout, ils avaient de l’Artillerie et beaucoup de munitions. A Okinawa, l’armée japonaise, souvent à court d'appui-feu, en possédait même en abondance. "La tactique ennemie qui nous a le plus impressionnés fut l'intensité et l'efficacité de leur Artillerie", commenta le capitaine Levi Burcham, "et aussi le fait que leur feu couvrait non seulement notre zone de première ligne mais aussi - expérience nouvelle pour beaucoup d’entre nous - celles situées loin en arrière, comme les dépôts du quartier-maître et autres"(1)
(1) Hastings, op. cit.

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