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| Le porte-avions Bunker Hill, en flammes après une attaque kamikaze. 11 mai 1945 |
Sa mort, ou plutôt son exécution aussi inutile que sans gloire, au large d’Okinawa, représente dès lors, et pour l’heure, la Némésis de la Marine impériale japonaise, naguère la troisième du Monde et désormais réduite à une poignée de petits destroyers et de sous-marins qui, jusqu’à la Capitulation, s’efforceront vaille que vaille, et avec le peu de carburant qui leur reste, à entretenir l’illusion.
A Okinawa, où chacun est demeuré dans l’ignorance à la fois de son appareillage et de sa fin tragique, les défenseurs de l’île ne peuvent donc plus compter que sur eux-mêmes et le seul soutien des kamikazes qui, au large, entre mars et août 1945, vont ainsi détruire 9 destroyers et 6 navires de transport, et endommager plus ou moins gravement 10 cuirassés, 16 porte-avions, 4 croiseurs, 81 destroyers, 44 cargos et 62 plus petits bâtiments, en plus de coûter la vie à plus de 4 500 marins américains.
Une saignée sans influence sur l’issue finale de la bataille, perdue par le Japon avant-même d’être commencée, mais une saignée qui, combinée aux pertes terrestres, sera néanmoins, et comme l’avait fort justement pronostiqué les Japonais, jugée insupportable par les responsables militaires et politiques américains, dès lors convaincus de ne pas tenter d’envahir le Japon lui-même.
Mais contrairement à ce que pensaient Hirohito et ses ministres, ce renoncement ne va nullement inciter ces mêmes Américains à se présenter ensuite à la table de négociations, mais simplement les pousser à utiliser contre le Japon une nouvelle arme initialement prévue contre l’Allemagne, et d’une puissance de destruction aussi inédite que sans égale…
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