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| Le Yamato à pleine vitesse, ici à l'automne 1941, lors de ses essais en mer |
... Yamato, 12h34
A 11h29, comme dans un ultime geste de défi, la formation japonaise prend résolument la route au 205, droit sur Okinawa.
Au centre, le Yamato, flanqué de part et d'autre par deux destroyers; légèrement en avant, et entouré par trois autres destroyers, le croiseur Yahagi; enfin, à une vingtaine de km sur l'arrière, le destroyer Asashimo, dont les pilotes américains sont convaincus qu'il joue le rôle de piquet-radar mais qui, comme nous l'avons vu, est tout simplement en délicatesse avec ses machines.
Dans les westerns de John Ford, on parlerait sans doute de la caravane de hardis pionniers encerclés par les cruels indiens qui, pour parfaire l'analogie, commencent d'ailleurs à orbiter dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et en prenant tout leur temps, histoire de se rassembler et d'analyser tranquillement la situation.
A chaque avion sa place, et son rôle : la manœuvre, longuement mûrie par plus de trois années de guerre, et encore rappelée dans les briefings pré-décollage, consiste, pour les 132 chasseurs Hellcat ou Corsair, à strafer le personnel des canons antiaériens ainsi que les superstructures des bâtiments ennemis, et ce afin de faciliter la tâche des 50 bombardiers en piqué, qui, de leur côté, masqueront l'arrivée des 98 avions-torpilleurs, lesquels héritent assurément de la tâche la plus difficile, puisque contraints de voler en ligne droite durant d'interminables secondes, et à quelque 100 mètres des flots, avant de pouvoir larguer leur unique torpille à moins de 1 100 mètres de la cible.
A 12h34, les six canons avant de 460mm du Yamato, chargés des inévitables et totalement inefficaces obus Sanshiki, ouvrent le feu, suivis, une minute plus tard, par les vingt-quatre pièces de 127mm, puis par les cent-cinquante-deux de 25mm de l'artillerie secondaire, auxquelles ne tardent pas à se joindre les canons des autres bâtiments.
"On y va sur le gros !" crie à la radio le chef d'escadrille Helldiver du porte-avions Bennington
Il est 12h37
A 11h29, comme dans un ultime geste de défi, la formation japonaise prend résolument la route au 205, droit sur Okinawa.
Au centre, le Yamato, flanqué de part et d'autre par deux destroyers; légèrement en avant, et entouré par trois autres destroyers, le croiseur Yahagi; enfin, à une vingtaine de km sur l'arrière, le destroyer Asashimo, dont les pilotes américains sont convaincus qu'il joue le rôle de piquet-radar mais qui, comme nous l'avons vu, est tout simplement en délicatesse avec ses machines.
Dans les westerns de John Ford, on parlerait sans doute de la caravane de hardis pionniers encerclés par les cruels indiens qui, pour parfaire l'analogie, commencent d'ailleurs à orbiter dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et en prenant tout leur temps, histoire de se rassembler et d'analyser tranquillement la situation.
A chaque avion sa place, et son rôle : la manœuvre, longuement mûrie par plus de trois années de guerre, et encore rappelée dans les briefings pré-décollage, consiste, pour les 132 chasseurs Hellcat ou Corsair, à strafer le personnel des canons antiaériens ainsi que les superstructures des bâtiments ennemis, et ce afin de faciliter la tâche des 50 bombardiers en piqué, qui, de leur côté, masqueront l'arrivée des 98 avions-torpilleurs, lesquels héritent assurément de la tâche la plus difficile, puisque contraints de voler en ligne droite durant d'interminables secondes, et à quelque 100 mètres des flots, avant de pouvoir larguer leur unique torpille à moins de 1 100 mètres de la cible.
A 12h34, les six canons avant de 460mm du Yamato, chargés des inévitables et totalement inefficaces obus Sanshiki, ouvrent le feu, suivis, une minute plus tard, par les vingt-quatre pièces de 127mm, puis par les cent-cinquante-deux de 25mm de l'artillerie secondaire, auxquelles ne tardent pas à se joindre les canons des autres bâtiments.
"On y va sur le gros !" crie à la radio le chef d'escadrille Helldiver du porte-avions Bennington
Il est 12h37

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