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| "Corsair" sortant d'un des ascenseurs du Yorktown. Notez le spectaculaire repliage des ailes |
Ce n’est donc qu’à 09h45, que les ponts des porte-avions américains commencent à rugir du bruit des moteurs que l'on démarre les uns après les autres, dans un ballet qui, pour l'observateur non averti, s’apparente au chaos, mais s'avère en fait remarquablement bien réglé, parce que répété des centaines de fois depuis le début de cette guerre.
"Pilotes à vos appareils !", crient les haut-parleurs, et bientôt les dits appareils, chargés de bombes, de roquettes ou de torpilles, s'élancent vers le ciel dans un bruit d'enfer.
Et lorsque le dernier d'entre-eux décolle du Yorktown, 438 autres (!) sont déjà en vol,... plus que n'en avaient mobilisé les Japonais pour l'attaque contre Pearl Harbor, trois ans et demi plus tôt !
Et ce n'est qu'à ce moment précis que Mitscher avise enfin Spruance de ses intentions : "Je me propose d'attaquer le groupe Yamato à 12h00 sauf ordre contraire", câble-t-il par radio. "Vous le prenez ou je le prends ?"
La réponse de Spruance tombe quelques minutes plus tard, et tient en trois mots
"Vous le prenez !"
Les jeux sont faits...
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2 commentaires:
Pragmatisme Vs Panache, en temps de guerre le second est plus économe en homme.
Le premier plutôt, non ?
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