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| Le Yamato.... au cinéma, pour une ultime harangue fort proche de la réalité |
... Canal de Bungo, 06 avril 1945, 20h00
Vers 20h00, et pour ne rien arranger, la flottille japonaise est maintenant repérée par deux sous-marins américains en maraude alors qu'elle entonne le Canal de Bungo, conformément aux prévisions des analystes de la Navy.
Malgré tous leurs efforts, ni le Threadfin ni, plus tard, le Hackleback, ne réussissent à se placer en position d'attaque, mais qu’importe : la guerre est un travail d'équipe, et celui des deux sous-marins américains est déjà accompli - Nimitz (à Guam), ainsi que Spruance et Mitscher (à Okinawa) savent désormais que le Yamato et plusieurs autres bâtiments ennemis ont quitté la Mer intérieure pour, selon toute vraisemblance, s'en prendre aux forces de débarquement à Okinawa.
Le lendemain, vers 06h00, alors que plusieurs centaines de marins font déjà leurs exercices matinaux réglementaires sur le pont du Yamato, et que d'autre savourent ce qui s’avérera leur dernier petit-déjeuner de la guerre, la voix crachotante des haut-parleurs se fait soudain entendre : selon un communiqué officiel de la Flotte combinée,"au moins quatre porte-avions américains" ont été "gravement endommagés" lors des attaques kamikazes du jour précédent, en sorte que la flottille ne devrait rencontrer qu'une opposition aérienne "considérablement amoindrie" (sic)
A la guerre plus qu'en toute autre circonstance, l'être humain se nourrit d'espoir, et les marins du Yamato n'y font pas exception, eux qui, quelques minutes plus tard, voient du reste apparaître une demi-douzaine de chasseurs Zero, aussitôt salués par de retentissants Banzaï, et qui se veulent la preuve qu'on ne les a pas abandonnés en haut lieu.
Beaucoup, à commencer bien sûr par les plus jeunes, se reprennent même à espérer.
"Personne ne coulera jamais le Yamato !" entend-on dans les coursives…
Vers 20h00, et pour ne rien arranger, la flottille japonaise est maintenant repérée par deux sous-marins américains en maraude alors qu'elle entonne le Canal de Bungo, conformément aux prévisions des analystes de la Navy.
Malgré tous leurs efforts, ni le Threadfin ni, plus tard, le Hackleback, ne réussissent à se placer en position d'attaque, mais qu’importe : la guerre est un travail d'équipe, et celui des deux sous-marins américains est déjà accompli - Nimitz (à Guam), ainsi que Spruance et Mitscher (à Okinawa) savent désormais que le Yamato et plusieurs autres bâtiments ennemis ont quitté la Mer intérieure pour, selon toute vraisemblance, s'en prendre aux forces de débarquement à Okinawa.
Le lendemain, vers 06h00, alors que plusieurs centaines de marins font déjà leurs exercices matinaux réglementaires sur le pont du Yamato, et que d'autre savourent ce qui s’avérera leur dernier petit-déjeuner de la guerre, la voix crachotante des haut-parleurs se fait soudain entendre : selon un communiqué officiel de la Flotte combinée,"au moins quatre porte-avions américains" ont été "gravement endommagés" lors des attaques kamikazes du jour précédent, en sorte que la flottille ne devrait rencontrer qu'une opposition aérienne "considérablement amoindrie" (sic)
A la guerre plus qu'en toute autre circonstance, l'être humain se nourrit d'espoir, et les marins du Yamato n'y font pas exception, eux qui, quelques minutes plus tard, voient du reste apparaître une demi-douzaine de chasseurs Zero, aussitôt salués par de retentissants Banzaï, et qui se veulent la preuve qu'on ne les a pas abandonnés en haut lieu.
Beaucoup, à commencer bien sûr par les plus jeunes, se reprennent même à espérer.
"Personne ne coulera jamais le Yamato !" entend-on dans les coursives…

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