jeudi 4 mars 2021

6662 - "Morell en était venu à lui administrer des injections quotidiennes de différentes drogues"

Hitler à la Wolfsschanze, avec le ministre de la Défense hongrois, 24 novembre 1943
… "Parfois, ses genoux se mettaient à trembler, ou alors il devait fermement agripper sa main gauche de sa main droite pour en maîtriser les tremblements. Son pied gauche trainait au sol et il avait petit à petit commencé à adopter une démarche voûtée.  

Tout le monde s'étonnait de son entêtement à ne pas prendre ses symptômes de détérioration physique au sérieux. Morell en était venu à lui administrer des injections quotidiennes de différentes drogues afin qu’il se sente un peu mieux, en particulier lors des réunions de guerre.

Néanmoins, en dépit de la dégradation de son état de santé, on le voyait travailler aussi dur que jamais et passer des heures entières dans l’atmosphère moite et insalubre de son bunker.

Morell répétait continuellement à ce patient obstiné de quitter son quartier-général pour aller récupérer durant quelque temps dans sa retraite de montagne, mais il ignorait les conseils de son docteur et préférait demeurer en Prusse orientale

(…) Fin 1943, il n’entrait plus que rarement en contact avec les gens vivant en dehors de son quartier-général. Le Führer autrefois si sociable était devenu un reclus. Il demeurait de plus en plus souvent agité et misérable, à l’intérieur de son bunker,

Son seul exercice et sa seule occasion de prendre l’air se limitaient à des promenades occasionnelles dans les jardins ou les bois entourant son quartier-général, mais même celles-ci devinrent plus rares et quasiment inexistantes dès l’arrivée des premières neiges" (1)

(1) Baxter, op cit

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