![]() |
| Hitler, assis, voûté et hagard, à la Löwenbraükeller pour le 20ème anniversaire du putsch. |
… et Hitler, faute de pouvoir remplacer tous ses généraux, et convaincu que ceux-ci ne songent en vérité qu’à lui nuire, et même à le trahir, d’exiger le renforcement du dispositif de sécurité qui l’entoure, autrement dit de s’isoler encore davantage du monde extérieur.
En pratique, dès le 20 septembre 1943, ouvriers, soldats et architectes vont donc ériger, à l’intérieur de la Sperrkreis 1, une nouvelle "zone de sécurité" - la Sperrkreis A - encore plus férocement gardée et isolée que la précédente, et une zone où même les généraux, lorsqu’ils lui rendront visite, devront obligatoirement montrer patte blanche, descendre de voiture, et continuer leur chemin à pieds, et sous bonne escorte, jusqu’au Führerbunker !
Et tel un vieux loup qui craint de se voir attaqué et supplanté par un plus jeune, Hitler de se réfugier encore plus profondément dans cette tanière qui lui offre certes protection mais le condamne à dépérir encore davantage !
"Ceux qui vivaient à la Tanière du Loup voyaient bien que le Hitler de cette fin de 1943 n’était plus le Führer débordant de confiance qui, en septembre 1939, avait embarqué dans son train spécial à destination du Front polonais.
Sa détermination demeurait intacte, mais son entourage remarquait à quel point Hitler avait changé depuis tout ce temps passé dans son quartier-général de Prusse orientale, et il commençait aussi à observer ses problèmes de santé" (1)
(1) Baxter, op cit
En pratique, dès le 20 septembre 1943, ouvriers, soldats et architectes vont donc ériger, à l’intérieur de la Sperrkreis 1, une nouvelle "zone de sécurité" - la Sperrkreis A - encore plus férocement gardée et isolée que la précédente, et une zone où même les généraux, lorsqu’ils lui rendront visite, devront obligatoirement montrer patte blanche, descendre de voiture, et continuer leur chemin à pieds, et sous bonne escorte, jusqu’au Führerbunker !
Et tel un vieux loup qui craint de se voir attaqué et supplanté par un plus jeune, Hitler de se réfugier encore plus profondément dans cette tanière qui lui offre certes protection mais le condamne à dépérir encore davantage !
"Ceux qui vivaient à la Tanière du Loup voyaient bien que le Hitler de cette fin de 1943 n’était plus le Führer débordant de confiance qui, en septembre 1939, avait embarqué dans son train spécial à destination du Front polonais.
Sa détermination demeurait intacte, mais son entourage remarquait à quel point Hitler avait changé depuis tout ce temps passé dans son quartier-général de Prusse orientale, et il commençait aussi à observer ses problèmes de santé" (1)
(1) Baxter, op cit

2 commentaires:
Bonjour,
Est-ce que c'est la dernière fois en 1943 qu'il assistera à cet anniversaire du putsch à la Löwenbraükeller?
Oui : fatigué et nullement désireux de faire le pèlerinage de Münich au milieu des ruines et sous la menace constante des raids aériens alliés, Hitler se fit porter pâle pour l'anniversaire du 8 novembre 1944.
Au lieu de cela, une cérémonie plus discrète fut organisée en son absence le 12 novembre au Cirque Krone, lors de laquelle Himmler se contenta de lire à l'assistance une longue proclamation du Führer.
Une proclamation dont Goebbels, pour l'anecdote, loua "le style et le contenu"... tout en regrettant qu'elle ait été lue par Himmler qui, il est vrai, était tout sauf charismatique et bon orateur...
Publier un commentaire