La boue russe : le principal obstacle du soldat allemand à l'automne... |
… car plus que la résistance des soldats soviétiques, ce sont en effet l’immensité russe, et la météo, qui se liguent à présent pour réduire l'avancée des troupes allemandes à presque rien !
Combattre en Russie implique en effet de traverser d'immenses territoires où les routes - lorsqu'elles existent (!) - se résument le plus souvent à de simples pistes de terre qui se transforment en autant de bourbiers innommables à la moindre pluie.
"La saison des pluies et de la boue, la raspoutista, vint s'installer vers le milieu d'octobre. De plus en plus souvent, les camions allemands ne purent plus circuler et l'on dut réquisitionner dans les fermes communautaires, à des centaines de kilomètres à la ronde, des charrettes paysannes
(...) En certains endroits où l'on ne trouvait plus de troncs de bouleau pour construire une piste solide, on utilisa des cadavres russes comme "traverses" pour construire des chaussées improvisées. Il arrivait souvent qu'on vit un soldat allemand perdre une botte, aspirée par la boue où l'on s'enfonçait parfois jusqu'au genou
(...) Mais ce que tous redoutaient le plus, c'était le gel qui n'allait plus tarder. Nul n'oubliait que chaque jour comptait (1)
(1) Beevor, page 62
Combattre en Russie implique en effet de traverser d'immenses territoires où les routes - lorsqu'elles existent (!) - se résument le plus souvent à de simples pistes de terre qui se transforment en autant de bourbiers innommables à la moindre pluie.
"La saison des pluies et de la boue, la raspoutista, vint s'installer vers le milieu d'octobre. De plus en plus souvent, les camions allemands ne purent plus circuler et l'on dut réquisitionner dans les fermes communautaires, à des centaines de kilomètres à la ronde, des charrettes paysannes
(...) En certains endroits où l'on ne trouvait plus de troncs de bouleau pour construire une piste solide, on utilisa des cadavres russes comme "traverses" pour construire des chaussées improvisées. Il arrivait souvent qu'on vit un soldat allemand perdre une botte, aspirée par la boue où l'on s'enfonçait parfois jusqu'au genou
(...) Mais ce que tous redoutaient le plus, c'était le gel qui n'allait plus tarder. Nul n'oubliait que chaque jour comptait (1)
(1) Beevor, page 62
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