jeudi 29 octobre 2026

9438 - de "Wilfred" à "R4"

Le mouillage de mines (ici depuis un navire finlandais) : stopper le trafic maritime à moindre coût
… "selon ce plan, baptisé "R4", les troupes destinées à Stavanger et Bergen - deux bataillons pour chaque ville - devaient appareiller à bord de quatre croiseurs. Un bataillon supplémentaire pour Trondheim devait arriver deux jours plus tard par navires de transport. 

Pour Narvik, le dispositif prévoyait un bataillon transporté par navires, escorté par deux croiseurs. Cette force devait être portée au niveau d'une brigade dans les jours suivant le débarquement initial et, avec l'adjonction de troupes françaises, atteindre un effectif total de 18 000 hommes. 

La 2ème escadre de croiseurs, sous les ordres du vice-amiral Edward-Collins, se tenait prête à appareiller depuis Rosyth : sa mission consistait à "contrer toute expédition navale que les Allemands pourraient lancer contre la Norvège"" (1)

Mais là encore, et pour les mêmes raisons "morales", il ne saurait être question d’agir immédiatement puisque cette force. désormais de soutien et non plus d’invasion (!), "ne devait prendre la mer que lorsque "les Allemands auraient mis le pied sur le sol norvégien ou qu'il existerait des preuves manifestes de leur intention de le faire" (sic)

Cette incapacité des Alliés à agir avec la détermination impitoyable propre à la guerre totale - aussi louable fût-elle au niveau des principes - allait constituer un obstacle fatal à la réussite de l'opération. 

Toutefois, l'issue aurait pu être différente si un report de dernière minute n'avait pas décalé la date de l'opération "Wilfred" [le minage des eaux norvégiennes] du 5 au 8 avril. 

Dans la course pour la Norvège, la perte de ces trois jours fit passer l'avantage des Alliés aux Allemands : il ne s'agissait que de quelques heures, mais elles allaient s'avérer décisives" (1)

(1) ibid, page 17 

Aucun commentaire: