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| La Guerre d'Hiver se termina avant que les troupes franco-britanniques soient en mesure de débarquer en Norvège |
… dit autrement, alors que, depuis des semaines, Chamberlain et son gouvernement rechignaient à se servir du prétexte finlandais pour justifier une invasion de la Norvège, et ainsi mettre un terme au passage du minerai de fer suédois à destination de l’Allemagne, ils sont aujourd’hui prêts à le faire… si seulement si cette invasion ne provoque pas, malgré tout, des "combats sérieux" avec l’armée norvégienne !
Hitler, et c’est bien sûr sa force, n’a que faire de pareils scrupules !
De toute manière, il est à présent trop tard pour invoquer quelque prétexte que ce soit car, le même jour, le gouvernement finlandais, faute d’avoir obtenu le moindre soutien franco-britannique, décide quant à lui d’accepter un cessez-le-feu ainsi que les conditions imposées par les Soviétiques !
"La réunion du Cabinet, au cours de laquelle les plans de l'opération britannique avaient été approuvés, venait à peine de s'achever lorsque parvint la nouvelle de la capitulation finlandaise. Le prétexte qui aurait permis aux troupes alliées de débarquer avec une certaine apparence de légalité s'était volatilisé. Le Cabinet britannique retira immédiatement son approbation. Les troupes furent démobilisées.
La seule unité entraînée au ski, un bataillon des Scots Guards, fut dissoute. Des scrupules quant à une violation trop flagrante de la neutralité [norvégienne] - un souci qui n'effleurait nullement l'Allemagne nazie - paralysèrent tout mouvement pendant un certain temps.
Winston Churchill, cependant, reprit aussitôt ses pressions en faveur de l'opération de minage qu'il appelait de ses vœux depuis longtemps.
Hitler, et c’est bien sûr sa force, n’a que faire de pareils scrupules !
De toute manière, il est à présent trop tard pour invoquer quelque prétexte que ce soit car, le même jour, le gouvernement finlandais, faute d’avoir obtenu le moindre soutien franco-britannique, décide quant à lui d’accepter un cessez-le-feu ainsi que les conditions imposées par les Soviétiques !
"La réunion du Cabinet, au cours de laquelle les plans de l'opération britannique avaient été approuvés, venait à peine de s'achever lorsque parvint la nouvelle de la capitulation finlandaise. Le prétexte qui aurait permis aux troupes alliées de débarquer avec une certaine apparence de légalité s'était volatilisé. Le Cabinet britannique retira immédiatement son approbation. Les troupes furent démobilisées.
La seule unité entraînée au ski, un bataillon des Scots Guards, fut dissoute. Des scrupules quant à une violation trop flagrante de la neutralité [norvégienne] - un souci qui n'effleurait nullement l'Allemagne nazie - paralysèrent tout mouvement pendant un certain temps.
Winston Churchill, cependant, reprit aussitôt ses pressions en faveur de l'opération de minage qu'il appelait de ses vœux depuis longtemps.
Lorsque Paul Reynaud accéda au Pouvoir en France le 21 mars, il apporta son soutien au dit projet, et le Conseil suprême de guerre finit par se prononcer en faveur de ce plan" (1)
(1) ibid, page 17

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