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| L'abordage de l'Altmark : brillant fait d'armes ou violation du Droit international ? |
… Jossingfjord, 16 février 1940, 15h15
De tout son poids, l’Altmark, toujours suivi de son étrange escorte norvégienne, se fraye un passage à travers la glace, pénètre dans les eaux libres du Jossingfjord,… et s’immobilise bientôt.
Il n’y a aucune issue.
Les destroyers britanniques, eux, s’arrêtent à l’entrée du fjord, un goulot large d’à peine 400 mètres, où il sera à l’évidence très difficile de manœuvrer, a fortiori compte tenu des menaces norvégiennes de torpiller tout navire britannique qui y rentrerait !
Sur le Cossack, le capitaine, et future légende de la Royal Navy,Philip Vian, hésite - à bon droit - sur la conduite à tenir, et réclame dès lors des instructions à l’Amirauté, lesquelles lui parviennent bientôt… de la main-même de Winston Churchill !
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les instructions du Vieux Lion sont pour le moins particulières, puisque Vian doit demeurer sourd aux Norvégiens qui lui ordonnent de regagner le large, et au contraire pénétrer dans le fjord avec le Cossack et monter à l’abordage de l’Altmark,... sauf si les Norvégiens acceptent eux-mêmes de convoyer le dit Altmark jusque Bergen avec une garde anglo-norvégienne à son bord,… ce que les intéressés, contactés, s’empressent bien sûr de refuser.
Va donc pour l’abordage,… mais que faire si les Norvégiens mettent réellement leurs menaces à exécution ?
Là encore, les instructions de Churchill ne manquent pas de piquant, puisque Vian doit d’abord enjoindre aux Norvégiens de s’abstenir de toute action contre lui, et, s’ils refusent, ne pas riposter… "sauf en cas d’attaque sérieuse" (sic), auquel cas il pourra se défendre, mais à condition de n’employer "que la force strictement nécessaire", et de cesser le feu dès que les Norvégiens en feront autant !
Un chat n’y retrouverait pas ses petits…
De tout son poids, l’Altmark, toujours suivi de son étrange escorte norvégienne, se fraye un passage à travers la glace, pénètre dans les eaux libres du Jossingfjord,… et s’immobilise bientôt.
Il n’y a aucune issue.
Les destroyers britanniques, eux, s’arrêtent à l’entrée du fjord, un goulot large d’à peine 400 mètres, où il sera à l’évidence très difficile de manœuvrer, a fortiori compte tenu des menaces norvégiennes de torpiller tout navire britannique qui y rentrerait !
Sur le Cossack, le capitaine, et future légende de la Royal Navy,Philip Vian, hésite - à bon droit - sur la conduite à tenir, et réclame dès lors des instructions à l’Amirauté, lesquelles lui parviennent bientôt… de la main-même de Winston Churchill !
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les instructions du Vieux Lion sont pour le moins particulières, puisque Vian doit demeurer sourd aux Norvégiens qui lui ordonnent de regagner le large, et au contraire pénétrer dans le fjord avec le Cossack et monter à l’abordage de l’Altmark,... sauf si les Norvégiens acceptent eux-mêmes de convoyer le dit Altmark jusque Bergen avec une garde anglo-norvégienne à son bord,… ce que les intéressés, contactés, s’empressent bien sûr de refuser.
Va donc pour l’abordage,… mais que faire si les Norvégiens mettent réellement leurs menaces à exécution ?
Là encore, les instructions de Churchill ne manquent pas de piquant, puisque Vian doit d’abord enjoindre aux Norvégiens de s’abstenir de toute action contre lui, et, s’ils refusent, ne pas riposter… "sauf en cas d’attaque sérieuse" (sic), auquel cas il pourra se défendre, mais à condition de n’employer "que la force strictement nécessaire", et de cesser le feu dès que les Norvégiens en feront autant !
Un chat n’y retrouverait pas ses petits…

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