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| L'épave du Graf Spee, à Montevideo : les illusions perdues.. |
… si la cible d’un cuirassé de poche n’était donc rien d’autre qu’un banal et très inoffensif cargo, son principal ennemi, en revanche, n’était pas le "vrai" cuirassé, mais bien le simple croiseur armé de canons de 130mm, 150mm ou, au dans le meilleur des cas, 203mm.
Contre un croiseur, un cuirassé de poche comme le Graf Spee ne pouvait en aucune manière gagner une course de vitesse, mais la Kriegsmarine avait néanmoins estimé qu'en cas de rencontre, le dit croiseur ne lui poserait pas de réels problèmes, puisqu’avec ses gros canons de 280mm, il pourrait le détruire facilement, ou du moins toujours le maintenir à distance respectable.
Comme les dommages reçus par l’Exeter lors de la Bataille du Rio de la Plata en témoignent, ce raisonnement était assurément valide, mais il faisait malheureusement totalement l’impasse sur un point fondamental : des croiseurs comme l’Exeter, la Grande-Bretagne, la France, les États-Unis en possédaient par dizaines !
En pratique, et comme la Bataille du Rio de la Plata l’avait d’ailleurs bien vite démontré, le cuirassé de poche ne risquait donc pas de rencontrer un, mais bien plusieurs croiseurs ennemis sur sa route, lesquels seraient alors en mesure de l’attaquer de plusieurs côtés à la fois, en le contraignant lui-même à disperser sa propre puissance de feu, rendant dès lors sa riposte bien moins efficace.
Qui plus est, et bien que supérieur à celui d’un croiseur, le blindage d’un cuirassé de poche n’était pas suffisant pour le rendre invulnérable aux obus de 152mm ou 203mm de ce dernier,… comme la Bataille du Rio de la Plata l’avait également démontré.
Enfin, en cas d’avaries, et contrairement à tous ses adversaires, le cuirassé de poche allemand ne pouvait compter sur aucun secours ou renfort d’aucune sorte, et était dès lors condamné soit à succomber en mer, soit à se faire interner dans un pays neutre, soit, et comme le Graf Spee, à se saborder lui-même…
Contre un croiseur, un cuirassé de poche comme le Graf Spee ne pouvait en aucune manière gagner une course de vitesse, mais la Kriegsmarine avait néanmoins estimé qu'en cas de rencontre, le dit croiseur ne lui poserait pas de réels problèmes, puisqu’avec ses gros canons de 280mm, il pourrait le détruire facilement, ou du moins toujours le maintenir à distance respectable.
Comme les dommages reçus par l’Exeter lors de la Bataille du Rio de la Plata en témoignent, ce raisonnement était assurément valide, mais il faisait malheureusement totalement l’impasse sur un point fondamental : des croiseurs comme l’Exeter, la Grande-Bretagne, la France, les États-Unis en possédaient par dizaines !
En pratique, et comme la Bataille du Rio de la Plata l’avait d’ailleurs bien vite démontré, le cuirassé de poche ne risquait donc pas de rencontrer un, mais bien plusieurs croiseurs ennemis sur sa route, lesquels seraient alors en mesure de l’attaquer de plusieurs côtés à la fois, en le contraignant lui-même à disperser sa propre puissance de feu, rendant dès lors sa riposte bien moins efficace.
Qui plus est, et bien que supérieur à celui d’un croiseur, le blindage d’un cuirassé de poche n’était pas suffisant pour le rendre invulnérable aux obus de 152mm ou 203mm de ce dernier,… comme la Bataille du Rio de la Plata l’avait également démontré.
Enfin, en cas d’avaries, et contrairement à tous ses adversaires, le cuirassé de poche allemand ne pouvait compter sur aucun secours ou renfort d’aucune sorte, et était dès lors condamné soit à succomber en mer, soit à se faire interner dans un pays neutre, soit, et comme le Graf Spee, à se saborder lui-même…

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