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| Le Graf Spee, brisé et en flammes : comment présenter la chose au peuple allemand ? |
… en un peu plus de trois mois de campagne, l’Admiral Graf Spee, le plus récent cuirassé de poche de la Kriegsmarine, n’est donc parvenu à couler que neuf navires marchands ennemis, soit environ 60 000 tonnes, avant de devoir lui-même se saborder devant Montevideo, parce qu’incapable de venir à bout de simples croiseurs britanniques pourtant dépourvus de tout blindage, et porteurs d’un armement très inférieur au sien !
Pour la Royal Navy, c’est une incontestable victoire, certes obtenue sans panache, et par défaut, mais une victoire quand même.
Pour la Kriegsmarine, en revanche, c’est un véritable désastre, qui le prive déjà d’un de ses rares grands navires, mais surtout d’un grand navire d’autant plus impossible à remplacer qu’après cette débâcle, après ces 80 millions de Reichsmarks partis, au propre comme au figuré, en fumée, Hitler ne va certes pas revenir sur sa décision d’arrêter les frais et d'en rester là.
Et pour les services de Propagande du docteur Goebbels, c’est en tout cas une affaire très difficile à présenter au public allemand sous un jour favorable.
Impossible bien sûr de parler d’une victoire - les images du Panzerschiff en train de brûler devant Montevideo ont en effet fait le tour du monde - mais le sabordage offre au moins un avantage : si le Graf Spee a bel et bien disparu, c’est uniquement parce que son propre équipage l’a voulu ainsi… et pas parce que les Britanniques l’ont réellement vaincu !
Le Graf Spee, du reste, ne combattait-il pas à un contre trois ?
Et en détruisant le croiseur Exeter, n’a-t-il pas finalement réalisé un fait d’armes qui, si ses conséquences pratiques ne s’avéraient pas bien plus graves pour la Kriegsmarine que pour la Royal Navy, pourrait presque transformer toute cette histoire en match nul ?
L’Exeter, pourtant, n’a pas été détruit,… ou du moins, il ne l’a pas été complètement…
Pour la Royal Navy, c’est une incontestable victoire, certes obtenue sans panache, et par défaut, mais une victoire quand même.
Pour la Kriegsmarine, en revanche, c’est un véritable désastre, qui le prive déjà d’un de ses rares grands navires, mais surtout d’un grand navire d’autant plus impossible à remplacer qu’après cette débâcle, après ces 80 millions de Reichsmarks partis, au propre comme au figuré, en fumée, Hitler ne va certes pas revenir sur sa décision d’arrêter les frais et d'en rester là.
Et pour les services de Propagande du docteur Goebbels, c’est en tout cas une affaire très difficile à présenter au public allemand sous un jour favorable.
Impossible bien sûr de parler d’une victoire - les images du Panzerschiff en train de brûler devant Montevideo ont en effet fait le tour du monde - mais le sabordage offre au moins un avantage : si le Graf Spee a bel et bien disparu, c’est uniquement parce que son propre équipage l’a voulu ainsi… et pas parce que les Britanniques l’ont réellement vaincu !
Le Graf Spee, du reste, ne combattait-il pas à un contre trois ?
Et en détruisant le croiseur Exeter, n’a-t-il pas finalement réalisé un fait d’armes qui, si ses conséquences pratiques ne s’avéraient pas bien plus graves pour la Kriegsmarine que pour la Royal Navy, pourrait presque transformer toute cette histoire en match nul ?
L’Exeter, pourtant, n’a pas été détruit,… ou du moins, il ne l’a pas été complètement…

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