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| En expérimentation chez Air France, le Camille-Flammarion sera lui aussi mobilisé |
… en un peu plus de trois semaines, le Graf Spee a donc réussi à capturer et couler cinq cargos britanniques, le tout - et le point mérite d’être souligné - dans le respect le plus absolu des lois de la guerre, puisque les équipages des dits cargos ont toujours pu évacuer leur navire en bon ordre, ou ont été emprisonnés sans qu’il leur soit fait le moindre mal.
Reste qu’après les multiples messages de détresse envoyés par le Trevanion, que le Graf Spee s'est ensuite empressé d'expédier par le fond à l'explosif mais non sans avoir au préalable recueilli une fois encore tout son équipage, Langsdorff juge maintenant nécessaire de prendre le large vers le sud-est et l'Océan Indien, histoire de s’y faire oublier pendant trois semaines, loin de toute route commerciale.
Et c’est d’autant plus sage que Français et Britanniques font à présent tout pour le retrouver : cuirassés, croiseurs, porte-avions,… en tout, pas moins de 270 000 tonnes de navires alliés sont mobilisées pour débusquer un seul Panzerschiff de 10 000 tonnes !
En France, on va même jusqu’à réquisitionner le Camille-Flammarion, un des trois quadrimoteurs Farman NC.223.4 à grand rayon d’action alors en expérimentation chez Air France.
Pour sauver les apparences, et parce qu’il faudra tout de même se ravitailler dans l’un ou l’autre pays neutre, on lui laisse son équipage civil auquel on adjoint un faux "conseiller technique" mais vrai capitaine de corvette, Henri-Laurent Daillière, qui, le 3 juin 1940, et sur un appareil du même type, s’illustrera en réussissant à larguer sur Berlin les premières bombes alliées de la guerre.
Mais le Camille-Flammarion a beau survoler l’Atlantique Sud en tout sens, le Graf Spee demeure introuvable…
Reste qu’après les multiples messages de détresse envoyés par le Trevanion, que le Graf Spee s'est ensuite empressé d'expédier par le fond à l'explosif mais non sans avoir au préalable recueilli une fois encore tout son équipage, Langsdorff juge maintenant nécessaire de prendre le large vers le sud-est et l'Océan Indien, histoire de s’y faire oublier pendant trois semaines, loin de toute route commerciale.
Et c’est d’autant plus sage que Français et Britanniques font à présent tout pour le retrouver : cuirassés, croiseurs, porte-avions,… en tout, pas moins de 270 000 tonnes de navires alliés sont mobilisées pour débusquer un seul Panzerschiff de 10 000 tonnes !
En France, on va même jusqu’à réquisitionner le Camille-Flammarion, un des trois quadrimoteurs Farman NC.223.4 à grand rayon d’action alors en expérimentation chez Air France.
Pour sauver les apparences, et parce qu’il faudra tout de même se ravitailler dans l’un ou l’autre pays neutre, on lui laisse son équipage civil auquel on adjoint un faux "conseiller technique" mais vrai capitaine de corvette, Henri-Laurent Daillière, qui, le 3 juin 1940, et sur un appareil du même type, s’illustrera en réussissant à larguer sur Berlin les premières bombes alliées de la guerre.
Mais le Camille-Flammarion a beau survoler l’Atlantique Sud en tout sens, le Graf Spee demeure introuvable…

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