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| L'Emden, lors d'une visite "de courtoisie" à Shanghai, en 1931 |
… s’il ne donnera jamais satisfaction à ses utilisateurs, et sera essentiellement utilisé pour l’entraînement, y compris lors de la 2ème G.M., l’ersatz Niobe, devenu le croiseur léger Emden à son lancement, le 6 janvier 1925, n’en marque pas moins une étape importante, encore qu’aujourd’hui largement oubliée, puisqu’il s’agit du premier grand navire de guerre construit et mis en service par l’Allemagne depuis l’humiliant armistice de novembre 1918.
Pour la Reischmarine, et pour l’Allemagne toute entière, il symbolise donc une renaissance et de nouvelles ambitions, certes encore fort timides, mais néanmoins réelles.
Et c’est d’autant plus vrai que le choix de son nom de baptême est tout sauf anodin !
Les habitués de ces chroniques se rappellent en effet qu’une fois libéré de l’Ostasiengeschwader ("escadron d’extreme-orient") de l’amiral Maximilian von Spee, le 14 aout 1914, le premier Emden avait longtemps et brillamment écumé l’Océan Indien en tant que corsaire, coulant ou capturant plus d’une vingtaine de navires alliés avant de succomber, le 9 novembre 1914, sous les coups du croiseur australien Sydney, beaucoup plus puissant que lui.
Son épopée, suivie et popularisée par tous les journaux de l’époque, a évidemment incité la Reichsmarine à lui dédier un successeur, qui pourrait peut-être un jour, qui sait, reprendre le flambeau mais aussi le rôle, attendu qu’avec ses limitations, autant en matière d’armement qu’en blindage ou en vitesse, ce nouvel Emden ne serait assurément pas en mesure d’affronter un croiseur britannique ou français avec une chance raisonnable de succès.
Quant au Niobe, obligatoirement désarmé et rayé du registre naval allemand à la mise en service de l’Emden, celui-ci va connaître une seconde carrière étonnante : revendu en 1925 au Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes (1), et rebaptisé Dalmacija, celui-ci sera en effet capturé par les Italiens dans le port de Kotor (Montenegro) en avril 1941, rebaptisé Cattaro, et remis en service par ceux-ci. Après la reddition de l’Italie, en septembre 1943, le croiseur, bien fatigué, sera cette fois recapturé… par les Allemands, qui lui rendront son nom originel de Niobe, et s’en serviront comme croiseur anti-aérien auxiliaire jusqu’à son torpillage par des vedettes rapides britanniques en décembre de la même année…
(1) qui deviendra Yougoslavie en 1929
Pour la Reischmarine, et pour l’Allemagne toute entière, il symbolise donc une renaissance et de nouvelles ambitions, certes encore fort timides, mais néanmoins réelles.
Et c’est d’autant plus vrai que le choix de son nom de baptême est tout sauf anodin !
Les habitués de ces chroniques se rappellent en effet qu’une fois libéré de l’Ostasiengeschwader ("escadron d’extreme-orient") de l’amiral Maximilian von Spee, le 14 aout 1914, le premier Emden avait longtemps et brillamment écumé l’Océan Indien en tant que corsaire, coulant ou capturant plus d’une vingtaine de navires alliés avant de succomber, le 9 novembre 1914, sous les coups du croiseur australien Sydney, beaucoup plus puissant que lui.
Son épopée, suivie et popularisée par tous les journaux de l’époque, a évidemment incité la Reichsmarine à lui dédier un successeur, qui pourrait peut-être un jour, qui sait, reprendre le flambeau mais aussi le rôle, attendu qu’avec ses limitations, autant en matière d’armement qu’en blindage ou en vitesse, ce nouvel Emden ne serait assurément pas en mesure d’affronter un croiseur britannique ou français avec une chance raisonnable de succès.
Quant au Niobe, obligatoirement désarmé et rayé du registre naval allemand à la mise en service de l’Emden, celui-ci va connaître une seconde carrière étonnante : revendu en 1925 au Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes (1), et rebaptisé Dalmacija, celui-ci sera en effet capturé par les Italiens dans le port de Kotor (Montenegro) en avril 1941, rebaptisé Cattaro, et remis en service par ceux-ci. Après la reddition de l’Italie, en septembre 1943, le croiseur, bien fatigué, sera cette fois recapturé… par les Allemands, qui lui rendront son nom originel de Niobe, et s’en serviront comme croiseur anti-aérien auxiliaire jusqu’à son torpillage par des vedettes rapides britanniques en décembre de la même année…
(1) qui deviendra Yougoslavie en 1929

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