mardi 2 juin 2026

9289 - en Mer du Nord... rien de nouveau

Le Roi George V et Beatty (à droite) sur le pont du cuirassé Queen Elizabeth
… n’anticipons pas car, pour l’heure, l’entrée en guerre des États-Unis ne change strictement rien à la guerre en Mer du Nord, une guerre où les titans des deux camps, que l’on présentait pourtant comme les armes absolues au début du conflit, ne brillent… que par leur absence !

Chez les Allemands, les grands navires de ligne ne quittent pour ainsi dire jamais le port, sauf pour rejoindre la Baltique - où la menace ennemie est pour ainsi dire inexistante ! - par le fameux Canal de Kiel. 

Et vu la priorité à présent accordée aux sous-marins, chacun au sein des équipages s’enfonce lentement mais inexorablement dans la déprime et le défaitisme.

Chez les Britanniques, les cuirassés et croiseurs de bataille sortent pour leur part régulièrement en mer, mais la menace des sous-marins allemands, et des mines, est telle qu’ils ne s’aventurent jamais au sud du Dogger Bank, ce qui, par la force des choses, rend impossible tout affrontement éventuel avec leurs homologues allemands

En définitive, le seul évènement spectaculaire de 1917, côté anglais, est le limogeage, la veille de Noël (!),… de John Jellicoe lui-même.

Nommé Premier Lord de la Mer en novembre 1916, l’ancien commandant-en-chef de la Grand Fleet, n’a en effet ensuite cessé de voir son étoile pâlir au fil des mois… contrairement à celle de son ancien subordonné, David Beatty, qui, après avoir succédé à Jellicoe à la tête de la Grand Fleet - qui demeurera sienne jusqu’à l’Armistice de 1918 - sera bombardé vicomte en octobre 1919, et lui aussi Premier Lord de la Mer le mois suivant, poste qu’il conservera, à travers plusieurs gouvernements successifs, jusqu’à son départ à la retraite, en juillet 1927…

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