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| La Hochseeflotte, ou comment combattre si on doit demeurer au port... |
… au bilan final, avec la perte de deux croiseurs légers d’un côté et des dommages à un cuirassé de l’autre, ce Jutland 2.0 a donc accouché d’une vulgaire souris !
Ces conséquences sont toutefois importantes : le 23 septembre, l’Amirauté se rend aux arguments de Jellicoe quant à la menace que représentent les sous-marins allemands, et, en conséquence, n’autorise plus aucun déploiement de la Grand Fleet au-delà du Dogger Bank, ce qui, en pratique, réduit à néant tout espoir allemand de l'attirer dans un autre piège.
Ironiquement, cette - relative - efficacité des sous-marins allemands, qui contraste avec la - totale - inefficacité des grands navires de surface, achève peu après de convaincre Scheer de la parfaite futilité de lancer toute nouvelle opération de surface visant à réduire la supériorité numérique de la Grand Fleet !
Jamais plus la Hochseeflotte ne recherchera donc un nouvel engagement, et ne s’engagera aussi loin en Mer du Nord.
Et puisque les sous-marins deviennent ainsi la seule planche de salut pour l'Allemagne, cette décision en entraîne forcément une autre : le 6 octobre, le Kaiser autorise à nouveau leur emploi à outrance contre le trafic maritime britannique, ce qui, tout aussi forcément, les rend indisponibles pour toute attaque massive contre des bâtiments de la Grand Fleet.
Mais l’affaire n’est toutefois pas complètement terminée pour cette Flotte de Haute Mer ainsi interdite... de haute mer.
Car le 4 novembre, le sous-marin U-30, victime de problèmes mécaniques, s’est échoué sur les côtes danoises en compagnie du U-20 qui l’avait pris en remorque.
Et ce double échouage revêt une importance inattendue...

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