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| Jack - le chien de l'amiral Evan Thomas - lui aussi blessé sur le Barham et soigné après la bataille |
Mais si la Bataille du Jutland restera à jamais associée aux noms de Scheer et Jellicoe, le paradoxe veut que ce combat épique entre deux énormes flottes cuirassées, cet authentique "Choc des Titans" que chacun appréhendait, ou espérait, depuis le début de la guerre, a en fait, et pour l’essentiel, été mené par leurs subordonnés - Hipper côté allemand et Beatty côté britannique - et surtout par des navires - des croiseurs de bataille - qui, à la différence des cuirassés, n'avaient jamais été conçus pour servir dans des batailles rangées !
Rapides, bien armés, mais insuffisamment protégés - particulièrement chez les Britanniques - contre les obus de gros calibre et les incendies propagés par les fûts de tourelles, et trop souvent utilisés à contre-emploi, ces navires ont dès lors subi de gros dommages et surtout des pertes totalement disproportionnées, puisque quatre croiseurs de bataille sur les quatorze engagés ont finalement disparu sous les flots contre... zéro cuirassé sur quarante-quatre !
Mais le plus étonnant en définitive c'est que ce gigantesque combat naval s’est en fait terminé en véritable... queue-de-poisson, laissant à chaque adversaire la possibilité de rentrer chez lui pour panser ses plaies et, surtout, pour s'y proclamer vainqueur sans que les historiens soient en mesure, même un siècle plus tard, de trancher définitivement le débat en faveur de l'un ou l'autre camp.
Il faut dire que dans chaque camp, chacun a d’excellentes raisons de crier victoire
Mais pas du tout les mêmes…

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