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| Le Dreadnought : une révolution navale... privée de tout combat naval ! |
… en cet instant précis, John Jellicoe, sur la passerelle de l’Iron Duke, ressent assurément un légitime sentiment de fierté à la vue de ce qui se déploie sous ses yeux.
"Ses vingt-quatre cuirassés de type dreadnought étaient déployés en six lignes de front, formant des colonnes de quatre navires.
Entourant le gros de la flotte, histoire de contrer toute tentative d'attaque sous-marine, se trouvaient la 4ème Escadre de croiseurs légers ainsi que les destroyers d'escorte des 4ème, 11ème et 12ème flottilles.
En avant, les croiseurs-cuirassés des 1ère et 2ème escadres, largement déployés, formaient un écran supplémentaire pour éviter toute surprise et reconnaître la voie à suivre.
Enfin, à quelque 40 kilomètres en avant, faisant office d'avant-garde pour l'ensemble de la flotte, se trouvait la 3ème Escadre de croiseurs de bataille.
La Grand Fleet était la flotte la plus puissante jamais construite et représentait l'essentiel de la puissance navale britannique" (1)
Mais parce qu'il se trouve en ce moment en cale sèche, celui qui a déclenché cette formidable et ô combien ruineuse course aux armements navals, à savoir le Dreadnought lui-même, ne participera pas au seul véritable engagement entre cuirassés de la 1ère G.M., et sera ferraillé en 1923... sans même avoir tiré un seul coup de canon (2) contre un navire ennemi !
L'Histoire n'est jamais qu'une longue suite d'ironies...
(1) ibid, page 202
(2) en mars 1915, ke Dreadnought réussira toutefois l'exploit, unique pour un cuirassé... d'éperonner et de couler le sous-marin allemand qui avait fait surface devant lui !

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