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| Le Galatea, en 1914 : un des nombreux croiseurs légers opérant en avant-garde de la flotte anglaise |
Au niveau météorologique déjà, et en dehors d’une mer fréquemment agitée, le problème c’est évidemment la visibilité,… ou plus exactement le manque de visibilité, dû à un ciel souvent gris et un plafond très bas, et à des grains aussi inévitables que réguliers.
Et en ce printemps de 1916, il n’existe en vérité que peu de solutions réellement de nature à améliorer la situation : les drones d’observation, les radars, les calculateurs et ordinateurs de tirs ne relèvent même pas encore de la science-fiction, en sorte que c’est toujours avec de vulgaires jumelles que l’on aperçoit, ou plutôt que l’on devine, un ennemi en approche, et c’est avec de simples télémètres optiques, et de banales tables de calculs, que l’on s’efforce ensuite d’en apprécier la distance et la vitesse, et qu’on lui décoche finalement salve après salve… dans l’espoir de voir l'un ou l'autre obus atteindre sa cible !
Mais encore faut-il au préalable déterminer que la fumée ou la silhouette qui se dessine vaguement sur l’horizon appartient bel et bien et bien à un navire ennemi,… et pas à un neutre ou carrément un ami !
C’est une mission habituellement dévolue à un ou plusieurs des nombreux croiseurs légers ou destroyers qui évoluent en avant-garde de la flotte principale, une mission certes indispensable, mais toujours ingrate, parfois dangereuse,… et dont les résultats, s’ils ont été obtenus sous la mitraille, doivent de toute manière - et comme nous allons le voir - être analysés avec beaucoup de circonspection…
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